mercredi 26 juillet 2017

Aiyyaa

Titre original : Aiyyaa
Réalisation : Sachin Kundalkar
Genre : Bollywood
Année : 2012
Durée : 2h31

Synopsis

Une jeune fille pleine d’imagination issue d’une famille conservatrice part à la conquête de l’homme de ses rêves en faisant tout pour éviter un mariage arrangé.
(Netflix)

Mon analyse

Pour commencer, ce synopsis rédigé par Netflix est complètement FAUX. Le personnage principal Meenakshi n’est pas vraiment une jeune fille, sa famille n’est pas totalement conservatrice et elle ne fait rien pour éviter un mariage arrangé puisqu’il a lieu presque jusqu’au bout.

J’aime beaucoup Rani Mukerji, c’est pour cette raison que je me suis lancée dans l’aventure de ce film un peu farfelu.

Encombrée devant chez ses parents par des détritus qui lui empoisonnent la vie, Meenakshi tombe folle amoureuse d’une odeur qui la submerge et qui l’empêche de se concentrer sur autre chose quand elle la rencontre. Cette odeur, elle vient de Surya, un jeune homme TRÈS mystérieux qui ne parle vraiment qu’à la fin du film. La jeune femme peut le suivre partout grâce à son odeur et même si à la fin, on comprend d’où vient ce parfum, on aimerait tout de même pouvoir le sentir nous aussi parce qu'il a l'air puissant, au point de submerger complètement notre héroïne. En parlant de Meenakshi, c'est une jeune femme un peu spéciale et surtout une grande rêveuse qui se comporte souvent à la manière d’une grande tragédienne ou plutôt à la manière des actrices des vieux films bollywoodiens où tout se jouait dans l’exagération. D’ailleurs, ses rêves sont tournés comme des clips musicaux où elle est l’héroïne qui attend son prince charmant car elle ne veut pas un mariage forcé mais un mariage d’amour (ce qui est bien normal pour les Européens mais ne l’est pas dans d’autres pays). Certains d’entre eux sont TRÈS ÉVOCATEURS, alors que d’habitude, le sexe est un sujet tabou, ici, les sous-entendus sont vraiment GROS. C’est d’autant plus marrant que Meenakshi pense à cela alors qu’elle ne parvient pas à placer un seul mot en présence de Surya. A la fin, on est un peu perturbé par le « tout est bien qui finit bien »… On n’a pas entendu parler Surya de tout le film et là, il devient intarissable dans ses paroles. Quant à son prétendant au mariage arrangé, Madhav, il me fait vraiment de la peine et en même temps, il est trop mignon.

Malgré son côté parfois foufou, je comprends très bien Meenakshi dans sa volonté de ne pas suivre les règles établies et de ne pas vouloir répondre aux exigences de sa famille. C’est un thème qui me parle très bien.

Ce film est fou, l’héroïne est folle et sa famille d’autant plus mais pourtant, on passe un bon moment. Rani Mukerji me surprend dans ce rôle mais cela montre qu’elle est une très bonne actrice. C’est un film qui se laisse regarder et où on rigole bien.


Voici le clip que Meenakshi s’imagine alors qu’elle est en train de regarder un feuilleton tamoul (si mes souvenirs sont bons) et dont je vous parlais au sujet de l’évocation du sexe. Ce clip est à prendre au second degré puisqu’il s’agit d’une satire des vieux films bollywoodiens très colorés des années 80 où les acteurs prenaient des positions plus que suggestives. La chanson s’intitule « Dreamum Wakeuppam Critical Conditionum ». Et personnellement, elle me fait beaucoup rire !!

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