vendredi 24 février 2017

Orgueil & Préjugés & Zombies

Auteur : Seth Grahame-Smith
Editions : Pocket
Genre : Roman parodique/Fantasy
Date de sortie : 2014
Nombre de pages : 352

Quatrième de couverture
L’Angleterre subit une terrible épidémie : des morts vivants envahissent villes et campagnes, et contaminent la population.
Dans la famille Bennett, on est bien entraînés. Les arts martiaux n’ont plus de secrets pour les cinq filles et, même à l’heure du thé, elles ne se séparent jamais de leur dague !
Pas facile de trouver un mari à la hauteur. Elizabeth a d’ailleurs bien envie d’égorger cet orgueilleux Darcy qui la snobe, mais l’irruption des « innommables » dans la salle de bal change ses plans…
Mon avis

J’ai attendu sa sortie poche pour pouvoir lire ce livre et ça a mis beaucouuuup de temps mais je n’en suis pas déçue. Le titre m’a tout de suite tenté car il comprend mon roman préféré et un thème en totale contradiction.

Je ne connaissais pas du tout Seth Grahame-Smith avant cette lecture et je dois avouer que j’apprécie beaucoup son style. En ajoutant Jane Austen au-dessus de son nom sur la couverture, il veut nous faire croire que c’est un livre écrit à deux mains et c’est un peu le cas. Grahame-Smith est aussi l’auteur d’un autre roman dans le même style Abraham Lincoln, chasseur de vampires, lui aussi adapté en film.

Dès le début de la lecture, j’ai l’impression de relire mon livre préféré et j’adore ça ! Je suis fan de l’ajout de l’épidémie apocalyptique même s’il ne prend pas autant de place que cela dans l’œuvre ; la combinaison des deux reste vraiment pas mal. Toutefois, certains éléments diffèrent de l’œuvre originale. Ainsi, les sœurs Bennett ne mettent pas en avant leurs talents pour le chant, la danse ou encore le dessin mais sont de véritables guerrières. De ce fait, des scènes prennent un tout autre aspect lorsque nous partons de ce principe ; alors qu’Elizabeth se trouve dans le salon de Lady Catherine de Bourgh, cette dernière ne lui demande plus de montrer son aptitude au piano mais bien sa manière de savoir se défendre et de décapiter des innommables (c’est le nom porté par les zombies). A cause de ses effroyables créatures, certains personnages qu’on aime sont malheureusement contaminés (je n’en dis pas plus). L’auteur met en avant tout ce que le lecteur soupçonne, c’est-à-dire qu’il fait parler les personnages et ne joue pas à cache-cache avec leurs sentiments, ils disent clairement ce qu’ils pensent. Et dans ce roman, c’est au tour de Darcy d’avoir honte de sa famille, en l’occurrence de Lady Catherine (je trouve que c’est un juste retour des choses). En parlant de Lady Catherine, le lecteur n’assiste plus à une scène d’explications entre elle et Elizabeth mais bien à un véritable combat sanglant. D’ailleurs, la preuve ultime de l’amour de la jeune femme pour Darcy est de ne pas avoir décapité sa tante, c’est… tellement romantique !


J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Pour la moindre broutille, tout est question de décapitation et notre Darcy adoré est un grand adepte du cassage de jambes. Une seule petite chose me dérange dans cette ré-adaptation d’Orgueil et Préjugés c’est le fait qu’Elizabeth remette TROP en question tout ce que Darcy a pu lui reprocher, particulièrement vis-à-vis de son père où, d’ailleurs, l’auteur explique que le mari n’a jamais aimé sa femme et l’a trompé régulièrement pendant leur séjour en Chine. La perception du personnage change et cela n'est pas forcément très agréable.


Titre original : Pride and Prejudices and Zombies
Réalisation : Burr Steers
Année : 2016
Durée : 1h47

Mon analyse


Avant de posséder le livre, j’avais entendu parler de l’adaptation par Burr Steers et j’étais très impatiente de lire le livre pour ensuite voir le film.

Le réalisateur Burr Steers est parti dans une tout autre perspective que dans le livre et place l’épidémie apocalyptique plus au centre de son film. De ce fait, plusieurs scènes (voire beaucoup) ne correspondent pas au livre dont la fin qui est totalement modifiée.

Comme je vous l’ai dit précédemment, beaucoup de choses sont différentes du livre mais je vais m’attarder sur les détails les plus marquants ainsi que sur les personnages. Tout d’abord, dans cette adaptation, Darcy est devenu « colonel » et la simple évocation de son nom fait frémir de peur tout le monde. Il est réputé comme étant un tueur de zombies impitoyable. Je l’imaginais plus grand mais il n’en a pas moins beaucoup de charisme. Il m’a fait beaucoup rire et en même temps beaucoup gêné (autant que Bingley) quand il complimente Elizabeth sans aucune pudeur et à haute voix. D’ailleurs, autant Darcy qu’Elizabeth, les deux personnages n’hésitent pas à s’affronter directement au lieu d’en parler chacun de leur côté (comme dans le roman). En ce qui concerne Bingley… wow ! il est vraiment très beau (pour ne pas dire canon), d’ailleurs, cet acteur joue aussi le rôle d’Anthony Marston dans l’adaptation des Dix petits nègres. Avec Jane, ils sont vraiment très mignons. Parlons maintenant de Mr Collins, son ridicule est à son paroxysme mais surtout, il est très étrange de voir Matt Smith (ce cher Docteur) en William Collins, en plus de cela, il est particulièrement irrespectueux vis-à-vis d’Elizabeth. Par contre, il me fait trop rire lorsqu’il essaie de tenir la main de la jeune femme pendant une promenade (surtout quand on sait que les deux acteurs sont en couple dans la vraie vie) et la scène du bal est aussi mémorable. C’est le plus ridicule de toutes les adaptations. Par ailleurs, on ne voit pas Darcy et Elizabeth danser au bal de Netherfield, ce qui est bien dommage… Quant à Wickham, il ose tout simplement venir et n’a pas peur de faire un affront à Darcy. En ce qui concerne Lady Catherine de Bourgh, elle n’est plus une vieille femme et on se retrouve face à la méchante Cerseï de Game of Thrones.
Le temps est beaucoup plus court entre tous les évènements et Elizabeth ose délibérément amener Wickham avec elle dans la demeure de Lady Catherine pour qu’il présente son projet fou de réconcilier les zombies aux humains. Pour certaines scènes, Wickham prend un peu la place du Colonel Fitzwilliam qui n’est pas présent dans l’adaptation. Mais c’est un personnage vraiment "pourri", oui dans tous les sens du terme puisqu’il serait à l’origine de la mort du père de Darcy. Pour aller rapidement sur le reste : Jane ne part pas à Londres, Lydia est enlevée par Wickham sans son consentement, Elizabeth ne voyage pas dans le Derbyshire, ne découvre pas Pemberley (alors que c’est une scène HYPER importante !) et ne fait pas la rencontre de Georgiana. Je ne parlerai pas de la fin car elle est complètement différente de l’œuvre, de ce fait, je vous laisse la découvrir par vous-même si vous en avez l’envie mais elle est totalement improbable.


Ce film n’est pas une adaptation complètement fidèle du livre de Seth Grahame-Smith mais ce n’est pas pour autant que ce n’est pas un bon film. Je l’ai vraiment adoré ! Il m’a fait beaucoup rire et la « complicité » entre Elizabeth et Darcy est géniale.

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