mardi 30 mai 2017

Un appartement à Paris

Auteur : Guillaume Musso
Editions : XO Editions
Genre : Thriller, Policier
Date de sortie : 2017
Nombre de pages : 484

Quatrième de couverture
Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante.
Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler. A la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des Etats-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.
L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.
Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.


Mon avis

Un appartement à Paris était une des nouvelles arrivées à la bibliothèque municipale. Cela faisait une éternité que je n’avais plus lu un roman de Guillaume Musso (que je classe dans la même catégorie que ceux de Marc Levy) et dès les premières lignes, on retrouve immédiatement le style de l’écrivain.

Ces dernières années, je trouvais le style de Guillaume Musso répétitif. Le dernier roman que j’avais lu de lui 7 ans après était vraiment pas abouti et laissait beaucoup de questions en suspens (ce que je déteste le plus dans un livre). Toutefois, le titre un peu cliché « Un appartement à Paris » et la jolie couverture m’ont tenté, et je me suis donc replongée dans l’univers mussoesque. Quelle ne fut pas ma déception…

Pour débuter, le simple fait de qualifier ce livre de « thriller », c’est mentir aux lecteurs parce qu’il ne concerne pas tout le récit, démarre vers le troisième quart, c’est-à-dire à partir de la partie intitulée « Le Roi des Aulnes » et quand ils se trouvent à New-York. Le reste, c’est quasiment du blabla. Je suis un peu méchante mais j’ai l’impression d’avoir été flouée… Dès que les deux personnages sont entrés dans l’action, c’est comme si on pouvait déjà prévoir tout ce qui allait se passer ensuite, il n’y a rien eu d’innovant. Tout était quasiment cousu de fil blanc, les conclusions auxquels ils mettaient du temps à parvenir, se prévoyaient longtemps à l’avance. De plus, l’intrigue met beaucoup de temps à démarrer. Le point de départ est l’appartement à Paris mais toute l’action est à New-York, de ce fait, le titre donne une fausse idée de l’histoire. D’ailleurs, est-ce que ça ne gêne que moi le fait que pratiquement tous les personnages passent leur temps entre Paris et New-York ? Ce n’est pas ce que font les gens dans la vraie vie… non ?

En ce qui concerne les personnages, Gaspard Coutances m’agace au plus haut point dès le début de l’histoire. Il n’est pas que misanthrope, il est aussi pessimiste sur l’environnement, sur l’architecture et sur le monde en général. Il crache sur Paris et idéalise New-York… je trouve cela un peu malvenu. On finit tout de même par s’attacher à ce bourru. C’est un vrai empathique, en s’intéressant à l’affaire Sean Lorenz, il cherche à devenir le peintre défunt. Quant à Madeline Greene, je ne me souviens pas de l’histoire de L’Appel de l’ange, peut-être que cela m’aurait davantage aidé à m’attacher à elle. Toutefois, on l’apprécie plus que Gaspard même si elle a des réactions parfois étranges, ses changements d’humeur subites détonnent avec le reste du personnage comme lorsqu’elle décide que l’affaire est close quand elle part pour la clinique ou encore quand elle part violemment et abandonne Gaspard. D’ailleurs, cette scène du mensonge de Gaspard à Madeline n’est pas très fulgurante et n’apporte rien, l’histoire n’en est pas bouleversée. Un autre élément me gêne, il s’agit de la curiosité quasi malsaine des deux personnages. D’accord, Madeline est une ancienne flic mais pour Gaspard, il n’a pas de véritables raisons d’enquêter. Pour ce qui est du personnage de Bernard Benedick, ce n’est pas un ami de Lorenz mais un véritable profiteur mais cela ne gêne personne. La voisine et amie de Sean Lorenz à Paris est abandonnée aussi vite qu’elle est apparue.

Certains éléments du récit ne sont pas aboutis ou approfondis, ainsi, il n’est pas révélé pourquoi Madeline et Gaspard se sont retrouvés dans le même appartement, on sait que ce n’est pas une coïncidence sans en savoir davantage. Benedick semble cacher des choses à ce sujet.


Je suis déçue par ce livre et, en même temps, pas complètement. La partie « Le Roi des Aulnes » est vraiment prenante, on se plonge dans l’histoire au moment où Madeline se plonge elle-même dans l’enquête. Cependant, le besoin incessant de Musso de vouloir insérer des références (littéraires, cinématographiques, musicales et artistiques) gâche quelque peu son récit et ne lui apporte rien.

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