samedi 15 décembre 2018

Une douce odeur de pluie

Auteure : Jojo Moyes
Editions : Milady (ebook)
Genre : Roman
Date de sortie : octobre 2018
Nombre de pages : 571

Résumé
Le récit inoubliable de trois générations de femmes irlandaises face aux réalités de l’amour, du devoir et du lien exceptionnel qui unit les mères à leurs filles.
Lorsque Kate fuit son Irlande natale afin d’échapper aux tensions familiales, elle se fait une promesse, celle de toujours être une amie pour son enfant. Quinze ans plus tard, l’histoire semble pourtant se répéter : un gouffre immense s’est creusé entre Kate et sa fille Sabine. L’adolescente quitte Londres pour se rendre chez Edward et Joy, les grands-parents qu’elle connaît à peine.
Marquée par sa séparation douloureuse avec Kate, Joy se réjouit à l’idée de passer du temps avec sa petite-fille mais la réticence de cette dernière s’avère très vite décourageante. Bientôt, la curiosité de Sabine fait resurgir un secret de famille longtemps enfoui, et Joy doit enfin confronter son passé. Après tout, il est peut-être temps de guérir de vieilles blessures…
Mon avis

En le voyant sur NetGalley, j’étais très contente d’apprendre que Jojo Moyes avait écrit un nouveau livre. En voulant l’ajouter à ma bibliothèque sur Livraddict, j’apprends que ce « dernier » livre n’en est en réalité pas un mais date apparemment de 2002. Première surprise.

Je commence ma lecture du prologue et… c’est long. C’est extrêmement long. Je m’ennuie. Voilà ce que je me suis dit en le lisant. Je ne comprends pas tout et j’ai l’impression d’avoir mis dix ans à le lire ce prologue (j’exagère à peine). Une fois arrivée au premier chapitre, ça commence à aller mieux mais je reste un peu perdue de passer du tout au tout.

Majoritairement, l’histoire est intéressante mais ce qui pourrait être réglé en moins de temps met une éternité à se mettre en place. Parfois, j’ai même eu le sentiment qu’on était sur du « parler pour ne rien dire ». Trop de détails, de blablas pour quelque chose que l’on comprend rapidement.

J’ai été frustrée par beaucoup de situations où j’ai eu envie de me révolter pour certains personnages ou pour leur dire de se bouger plus vite. Je deviens un peu de mauvaise foi mais je vous assure que c’est dur de les voir mettre autant de temps à réaliser une action alors qu’on est plus réactifs dans la vraie vie. C’est frustrant !

Je trouve que l’on reconnaît bien les personnages anglais dans leur manière de se comporter et de parler (ou de ne rien dire), enfin c’est plus le style d’écriture de l’auteure qui le veut mais on le sent réellement. Cependant, on s’attache à cette famille et ces gens qui l’entourent. Ils nous émeuvent tout de même un peu et on a l’impression de retrouver un peu de notre propre famille dans la leur.

Sabine m’a agacée au plus haut point par moment, (l’adolescence n’explique pas tout) surtout avec sa mère Kate (je ne vous raconte pas comment cette dernière m’a aussi exaspérée par son inaction) mais j’ai aimé la relation qu’elle s’est construite avec sa grand-mère Joy. Tous les personnages sont un peu bizarres en vrai, ils ont tous un comportement étrange à un moment donné mais on les aime bien quand même.

Au final, c’est une longue histoire pour pas forcément grand-chose. Je n’ai eu qu’une seule surprise et elle concernait Annie. Pour le reste, on s’y attend. Quand il se passe quelque chose, étrangement on pourrait croire que ça va mal se passer mais non, à chaque fois, on passe à côté. Je suis un peu déçue par la fin, j’aurais tout de même voulu en connaître davantage (paradoxalement), sur leur vie après et sur des choses qu’il pourrait se passer par la suite (restons mystérieux).

Je n’ai pas détesté ma lecture mais je ne l’ai pas aimé non plus. J’ai ressenti une forme de soulagement quand je l’ai terminé parce qu’il m’a semblé le lire depuis longtemps. Disons que j’ai un avis mitigé : l’histoire était bien mais c’était trop long. En vérité, je suis déçue d’être un peu déçue parce que je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi long et qu’il se passe si peu de choses. Toutefois, cela ne va aucunement m’empêché de lire d’autres livres de Jojo Moyes, bien au contraire.


Malgré ma réserve en ce qui concerne cette lecture, je remercie les éditions Milady et NetGalley France de m’avoir laissé lire ce livre. Malheureusement, c’est le jeu, on ne peut pas tout aimer 😉

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