jeudi 16 novembre 2017

Entre mes mains le bonheur se faufile

Auteure : Agnès Martin-Lugand
Editions : Pocket
Genre : Roman
Date de sortie : 2015
Nombre de pages : 288

Quatrième de couverture
Iris étouffe dans sa petite vie étriquée de la bourgeoisie de province. Un mariage qui se délite, un métier frustrant, elle s’échappe dans des drapés vaporeux et de sages petites robes sur mesure. La couture est son refuge, la machine suivant la cadence de son cœur apaisé. Jusqu’au jour de l’explosion, lorsque Iris découvre que ses parents lui ont volé ses aspirations de jeunesse.
Alors elle déchire le carcan et s’envole pour suivre la formation dont elle rêvait. Et, de fil en aiguille, sous l’égide autoritaire de l’élégante Marthe, Iris se confectionne une nouvelle vie, dans l’exubérance du Paris mondain.
Mon avis


Que dire, que dire à propos de ce livre ? J’ai un peu de mal à me décider. Est-ce que je l’ai aimé ? Est-ce que c’est un coup de cœur ? Déjà, je peux vous dire qu’encore une fois, Agnès Martin-Lugand m’a étonnée. Dans ses romans, il y a toujours un renversement de situation qui vient remettre en question tout ce que l’on pensait depuis le début. L’auteure est très forte à ce niveau. On prévoit un peu ce qui va se passer pour certaines choses et puis, BAM, on s’en prend, on aime ça et on en redemande, c’est magique !

Un autre élément, après la fin de ma lecture, vient me montrer que c’est un bon livre : je me suis sentie étouffée pendant toute l’histoire par Marthe ; cette femme est folle, elle emprisonne notre héroïne Iris qui se sent glorifiée sans comprendre qu’elle perd le contrôle de sa vie. Elle m’a étouffée cette femme au point que je me suis sentie libérée (délivrée) à la fin. Ce qui prouve que l'écrivain a su m'embarquer profondément dans son histoire.

J’aimais bien Pierre jusqu’à la révélation (une des plus grosses du livre), il a des côtés très relou limite misogynes mais il sait aussi défendre sa femme. Je parle de misogynie mais il s’agit surtout d’archaïsme, archaïsme dont fait aussi preuve la famille d’Iris, particulièrement ses parents qui ont gâché une partie de sa vie. Ils sont tellement vieux jeu et ne croient tellement pas en leur fille qu’en commençant le livre, j’ai eu l’impression de ne pas lire un livre moderne. Je m’explique : d’accord, Iris a un travail mais selon les membres de sa famille, elle est surtout là pour s’occuper de la maison et faire des gosses. Mais AVANT TOUT, elle doit fermer sa gueule, clairement. Comment vous dire que cette partie-là m’a révolté et que j’aurais voulu crier pour Iris. D’autant plus qu’elle ne réagit pas beaucoup, mis à part pleurer. Sa vie à Paris est totalement différente et libératrice, elle lui fait comprendre tout ce que ne devrait pas être sa vie avec son mari. Quant à Gabriel, de la même manière qu’Iris, on le voit séducteur puis il finit par nous manquer quand il n’apparaît plus dans l’histoire.

J’ai bien aimé cette lecture et pour la deuxième fois, Agnès Martin-Lugand m’a surprise. Je vais continuer sur ma lancée de ses œuvres parce que, pour l'instant, je suis ravie.

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