vendredi 30 juin 2017

Everything, Everything

Auteure : Nicola Yoon
Editions : Bayard
Genre : Romance
Date de sortie : 2016
Nombre de pages : 368

Résumé



Madeline est malade, elle a la maladie de « l’enfant-bulle », ce qui signifie qu’elle ne peut pas sortir de chez elle sinon elle pourrait attraper une infection qui la tuerait. Mais le nouveau voisin Olly fait son entrée dans sa vie et vient chambouler sa vision du monde.
Mon avis


Pour être honnête, certains livres pour adolescents et jeunes adultes (surtout pour adolescents) me rebutent parce que je les trouve gnangnans ou cuculs et prévisibles mais j’avais beaucoup entendu parler de Everything, Everything et même si certains passages le sont, c’est une très bonne lecture.

N’étant pas féminin en France (et possédant un « s »), je suis partie dans ma lecture avec le préjugé que l’auteure était un homme mais Nicola Yoon est bien une femme et un écrivain talentueux.

L’histoire en elle-même est très belle et particulière puisque tout le monde n’a pas la maladie de « l’enfant-bulle », toutefois, quelques éléments sont communs à certains récits pour jeunes adultes/adolescents. Ainsi, la prévisibilité de ce qu’il va se passer est la première chose qui coince : on a rapidement l’impression que la mère de Maddy lui a menti et qu’elle cherche à la surprotéger (check : ✔) ; on comprend que Maddy et Olly vont tomber amoureux (check facile : ✔) et on sent qu’Olly va bouleverser la vie de Maddy (check : ✔). Sur ce dernier élément, cela me gêne parce que je trouve que c’est cliché. Genre, depuis qu’elle a fait la connaissance du jeune homme, elle redécouvre le monde (tout en restant chez elle bien sûr) et elle remet complètement en cause la perception de son univers, alors peut-être parce que je suis une adulte maintenant mais je trouve cela niais. Je suis un peu agacée par tous ces petits clichés de l’amour (en écrivant, là, j’ai l’impression d’être une vieille mégère… Ahah !) mais honnêtement ça me donne envie de sauter certains passages pour arriver au plus intéressant. De plus, à un moment, Olly lui dit quelque chose qui ressemble à : « tu ne sais pas vraiment si tu m’aimes puisque tu ne connais que moi », on ne va pas se mentir, je suis d’accord avec lui. C’est vrai, c’est le premier garçon qu’elle rencontre et c’est une sensation nouvelle pour elle, qu’elle apprécie beaucoup mais comment savoir que Maddy l’éprouve complètement pour Olly. Et puis, tu sens le côté romanesque quand l'héroïne va bien les premiers jours de son voyage où elle profite et après ça ne va plus... Malgré ces quelques petits détails, je reconnais l’originalité de l’histoire. On reste un peu quand même sur notre faim et on aimerait connaître la suite après leurs retrouvailles.

Ce livre se laisse apprécier par sa qualité graphique qui nous donne l’illusion d’être tantôt en train de lire des mails, tantôt en train de lire des pages web ou encore tantôt en train de visionner des écrits de journal intime. Ne me demandez pas pourquoi mais je trouve que les dessins sont typiques des livres pour adolescents et semblent combler du vide mais ici, ils apportent une bonne dose de fraîcheur et donne une dimension hyper créative au personnage de Madeline. Pour ne rien gâcher, ils sont clairement très bien faits.


J’ai bien aimé ce roman, il est frais et se dévore rapidement. Toutefois, je n’ai pas été absolument transcendé, j’attendais autre chose de bien plus grand. Ce n’est pas pour autant que je ne lirais pas d’autres œuvres de cette auteure.


🌸🌸🌸


Titre original : Everything, Everything
Réalisation : Stella Meghie
Année : 2017
Durée : 1h36

Mon analyse


J’ai profité de la Fête du Cinéma 2017 pour aller voir l’adaptation cinématographique du roman de Nicola Yoon.

Après avoir vu la première bande-annonce du film qui n’était pas encore sorti, je me suis renseignée un peu sur les acteurs-actrices et je me suis rendue compte que je n’avais ABSOLUMENT PAS reconnu notre Ben Parish de l’adaptation de La 5è Vague, d’accord il a des cheveux plus longs mais je me suis juste dit qu’il me rappelait vaguement quelqu’un. C’est une très bonne surprise ! J’ai réussi à ne pas me focaliser sur cet autre rôle et à le voir dans un autre personnage.

Le film de Stella Meghie respecte bien le livre et même si certains éléments diffèrent, ils ne gênent en rien la compréhension de l’histoire voire même améliorent le récit initial. En ce qui concerne les différences-améliorations, j’ai beaucoup aimé la manière dont les conversations par SMS (et non plus par mail) et par appels téléphoniques (qui n’ont pas du tout lieu dans le livre mais plutôt par Skype) ont été tournés, en effet, au lieu d’avoir le côté un peu barbant de lire leurs conversations sur le grand écran du cinéma, les deux héros se retrouvaient comme par imagination dans les lieux créés de toutes pièces par Maddy pour ses cours d’architecture. Ainsi, tout se faisait face à face sans que ce soit réellement le cas. J’ai trouvé cela vraiment sympa et moins fatiguant pour les yeux. On constate aussi que le côté créatif de Madeline a été très bien exploité.

Les personnages d’Olly et de Maddy sont encore plus attachants dans le film que dans le livre. Même si certaines scènes ont été « zappées » et que Maddy veut rapidement rencontrer Olly, on aime les voir ensemble, leur relation est très mignonne. Bon, par contre, la première fois qu’ils se regardent, la première fois qu’ils se parlent et la première fois qu’ils se rencontrent pour de vrai sont des moments de GROSSE GÊNANCE, bizarrement, c’est vraiment tout ce qui me donne envie de changer de chaîne quand je suis devant ma télévision. Le personnage d’Olly n’est pas le roi de la cascade du livre, c’est d’ailleurs Madeline qui fait le poirier devant lui et pas l’inverse. C’est lui qui l’incite presque à se rendre au bord de la mer en lui affichant des centaines de photos de mer et d’océans à sa fenêtre. Il ne monte jamais sur le toit quand il a des problèmes avec son père et la seule dispute à laquelle on assiste, c’est Olly qui la provoque en frappant son père. Quant à Madeline, elle ressemble beaucoup à celle du livre.

La relation entre Maddy et sa mère est quelque peu différente. Elles sont bien moins proches par rapport au livre, ce qui fait que la jeune fille culpabilise moins à l’idée de ne pas pardonner à sa mère ou de la faire souffrir. Elle est moins conciliante et ne lui pardonne pas TOUT tout de suite. C’est pour cette raison qu’après avoir appris la terrible nouvelle, elle ne rentre pas chez elle mais part s’installer chez Carla et sa fille Rosa (qui, soit dit en passant, est la troisième personne à être autorisée à rendre visite à Maddy). D’ailleurs, la mère ne suit pas de thérapie, on n’assiste aucunement à tout le processus pour qu’elle aille mieux et c’est juste Madeline qui nous explique le pourquoi du comment par voix-off. Le fait qu’elles ne soient pas aussi proches se ressent aussi par le fait que Maddy n’envoie pas de carte postale à sa mère alors qu’elle se trouve à Hawaï ni ne cherche aucunement à lui donner de ses nouvelles. A la différence de sa mère, Maddy a une plus grosse complicité avec son aide-soignante Carla qu’elle considère comme une véritable amie. Toutefois, cette dernière est moins présente que dans le livre ou, du moins, n'est pas présente aux mêmes endroits. De ce fait, Maddy et Olly ne vont pas la voir avant de partir pour Hawaï, elle ne retrouve pas son travail auprès de la jeune fille après son retour d’hospitalisation et elle ne lui dit pas qu’elle avait déjà eu des doutes sur sa mère à propos de la surprotection. Mais elle l'accueille chez elle après la fameuse découverte dont je tairais le nom.

Pour finir, les petites différences sont : le gâteau n’est pas un kouglof mais un bundt, la mère de Maddy dit à Olly et à sa sœur que la jeune fille n’est pas là ; Maddy ne dit pas à Olly qu’elle a testé des médicaments expérimentaux sur sa maladie mais qu’elle a testé une thérapie (dont le nom m’échappe) et qu’elle n’est carrément plus malade mais Olly n’est pas complètement dupe même si il se laisse convaincre ; après la découverte de toute la vérité, Madeline se rend une seule fois chez le médecin et ne reçoit pas les précautions de sortir progressivement pour que son corps s’habitue à cause de ses faibles défenses immunitaires mais au contraire, elle se rend directement à New-York pour retrouver Olly.


C’est une très bonne adaptation du livre de Nicola Yoon. A la fin, j’ai adoré le fait que les très beaux dessins du livre soient utilisés parce qu’ils méritent d’être vus. Comme avec le livre, j’ai eu peur que le film soit trop cucul mais heureusement cela n’a pas été le cas.

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