mercredi 5 juillet 2017

La Passe-miroir - Livre 1 : Les Fiancés de l'Hiver

Auteure : Christelle Dabos
Editions : Gallimard Jeunesse
Genre : Fantastique
Date de sortie : 2013
Nombre de pages : 528

Quatrième de couverture
Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.
Mon avis


Avec la sortie du troisième tome de la Passe-miroir, je me suis dit qu’il serait peut-être temps de lire le premier et quelle ne fut pas ma surprise ! C’est une saga fantastique ! C’est mon premier livre de l’été ; un été qui met la barre très haute.

Cela faisait UNE ÉTERNITÉ que je n’étais pas entrée dans un tel univers. Pour être honnête, je suis partie à un festival pendant deux jours et je dois reconnaître que ce livre m’a sincèrement manqué. Christelle Dabos a créé un monde qui vous attire irrésistiblement comme les personnages du Clairdelune le font avec leurs illusions mais de manière bien plus positive. D’ailleurs, la couverture du livre aide bien à s’imaginer la Citacielle et ce nouveau monde.

Ce monde (que l’on pourrait comparer à celui d’ « Harry Potter » de J.K. Rowling tellement l’imagination est débordante) est inventé de toutes pièces ; sur Anima, les meubles, les objets et certains vêtements (particulièrement la fameuse écharpe d’Ophélie qui me rappelle les réactions d’un chat) ont des sentiments humains. A travers Ophélie, on voyage vers plusieurs destinations même si, à chaque fois qu’on quitte un lieu, on se dit généralement « ça ne peut pas être pire » pour la jeune femme mais ça l’est.

Parlons un peu d’Ophélie. On n’a pas parfois beaucoup de mal à s’imaginer que ce n’est pas une enfant mais surtout on a franchement envie de la secouer parce qu’elle se laisse bien trop faire par tout le monde, c’est insupportable. Toutefois, dès qu’elle se rebelle et reprend les choses en main, ON L’ADORE ! On ne dirait pas à première vue mais elle a une répartie bien cassante qui est excellente. Par contre, comment fait-elle pour toujours se mettre dans les coups foireux ? A cause de sa malchance et de sa GROSSE maladresse, on a droit à une histoire remplie de rebondissements et c’est aussi pour cela qu’on l’aime.

Quant à Thorn, je l’ai aimé pratiquement dès le début, c’est le type de personnage mystérieux se démarquant par de petites attentions qui me plaît quand je lis une histoire. Étonnamment, il me rappelle Fitzwilliam Darcy dans Orgueil et Préjugés sous certains aspects. Il se montre très bourru au premier abord mais quand on apprend à le connaître, il en est autre chose. Cet air bougon cache bien plus qu’il ne veut le montrer et il est touchant quand il essaie de témoigner autre chose que de l’indifférence à Ophélie mais me fait de la peine quand celle-ci coupe à court à ses espoirs. Même si elle n’y croit pas, je pense qu’il l’apprécie sincèrement. Et puis, la maladresse de Thorn à exprimer ses sentiments me fait vraiment craquer.

On s’attache à beaucoup de personnages secondaires, parfois même les plus « méchants » et on est aussi déçu qu’Ophélie par certains. De la même manière que la jeune femme, on ne sait pas à qui se fier. En ce qui concerne la tante Roseline, je ne l’aimais pas trop au début, mis à part rabaisser sa nièce et se montrer outrancière, elle n’apportait pas grand-chose. Et puis, elle a appris à connaître sa parenté et soutient Ophélie dès que cela ne va plus. C’est une véritable alliée pour sa jeune nièce et quand elle ne va pas bien, on a envie qu’elle s’en sorte parce qu’on serait aussi triste qu’Ophélie. Pour Bérénilde, c’est une autre paire de manches, cette femme si douce au demeurant est en réalité une manipulatrice et un vrai despote quand elle s’y met (je ne vous raconte pas le nombre de fois où j’ai eu envie de la gifler). Quant à Renard et Gaëlle, ce sont des spécimens dans leur genre mais ils me font bien rire. Et l’intendant Archibald bizarrement je l’aime bien…

J’ai COMPLÈTEMENT ADORÉ ce Livre 1 de la saga de Christelle Dabos, c’est un merveilleux début de saga (et mes mots sont faibles), j’ai TRÈS envie de lire le second mais je m’impose une petite pause pour pouvoir lire d’autres histoires, toutefois, j’y reviendrais bien vite, je le sens. C’est le genre d’univers où on a envie de se retrouver chaque soir. Je suis en mode « fingers crossed » pour que Thorn et Ophélie soient de vrais époux l’un pour l’autre.

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