vendredi 20 janvier 2017

Charlie et la Chocolaterie

Auteur : Roald Dahl
Editions : Folio Junior
Genre : Littérature Jeunesse
Date de sortie : 2007
Nombre de pages : 224

Quatrième de couverture
Mr Willy Wonka est le plus incroyable inventeur de chocolat de tous les temps. Son usine, la chocolaterie Wonka, doit être un endroit vraiment magique ! L’extraordinaire histoire du jeune Charlie Bucket commence le jour où il gagne l’un des cinq tickets d’or permettant de visiter la mystérieuse fabrique du confiseur. Mais il est bien loin d’imaginer les folles aventures qui l’attendent…
Mon avis

J’ai découvert ce livre dans un supermarché qui avait un important rayon de livres, j’étais contente de tomber dessus et comme l’adaptation de Tim Burton est un de mes films préférés, j’ai sauté sur l’occasion.

Je découvre la plume de Roald Dahl et je suis très agréablement surprise. L’humour du film de Tim Burton n’a pas été inventé par le réalisateur mais bien par l’écrivain. C’est une lecture jeunesse mais ça me donne tout de même l’envie de lire d’autres de ses livres (j’ai d’ailleurs découvert qu’il avait écrit BGG – Le Bon Gros Géant ou encore Matilda).

Je disais aimer les jeux de mots dans les histoires de J. K. Rowling, il en va de même pour ce livre, les noms des enfants sont bien trouvés, chacun d’entre eux porte un peu le nom de ce qui le passionne et leur nom donne pour certains un avant-goût de comment ils vont finir. En parlant des enfants, ils sont insupportables (moins pire que dans le film au niveau caractère) et quand on rencontre Charlie Bucket, on est tout de suite amené à l’apprécier. Quant à la fin du livre, elle est un peu attendue, peut-être parce que j’avais d’abord vu le film (dont je préfère la fin) mais les deux personnages Willy Wonka et Charlie ne pouvaient pas se quitter comme ça. D’ailleurs, j’ai vu qu’il existait une suite Charlie et le Grand Ascenseur de verre, du coup, je suis bien tentée de le lire pour retrouver cette mignonne petite famille et ce chocolatier fou (qui me fait parfois penser au Chapelier fou dans Alice au Pays des Merveilles).

Tout en lisant le livre de Roald Dahl, j’entends la voix-off de l’adaptation de Tim Burton me racontait l’histoire. C’est un livre qui se lit très facilement et se met dans la liste des livres que je lirai à mes enfants plus tard. J’aime beaucoup !


Titre original : Charlie and the Chocolate Factory
Réalisation : Tim Burton
Année : 2005
Durée : 1h55

Mon analyse


Je suis une grande fan et admiratrice des œuvres de Tim Burton. Il y a plusieurs années, son adaptation du roman de Roald Dahl est passée à la télé et c’est comme ça que j’ai pu découvrir ce film.

L’univers de ce réalisateur est unique et tellement merveilleux. On retrouve son acteur fétiche Johnny Depp (vu dans Edward aux mains d’argent ou encore Sleepy Hollow) ainsi que son actrice (et ex-femme) : Helena Bonham Carter, notre Bellatrix Lestrange à nous.

Tim Burton a rendu le petit Charlie Bucket encore plus adorable que dans le livre et cela pour plusieurs raisons : il laisse au petit garçon le soin de partager sa tablette de chocolat d’anniversaire avec le reste de sa famille, il ne se plaint jamais (différemment du roman de Roald Dahl où il « réclame » souvent de la nourriture) et il veut revendre son ticket d’or pour donner l’argent à sa famille (mais pour des raisons différentes, puisque tous les enfants sont gagnants et repartiront chez eux avec de la nourriture à vie). La différence fondamentale entre le livre et le film est l’ajout du passé de Willy Wonka. Il n’y est fait aucune allusion dans l’histoire de Roald Dahl mais Tim Burton a pris le parti d’inventer une histoire familiale à ce personnage et je trouve que c’est une très bonne idée. En effet, le personnage de Willy Wonka est rendu moins loufoque et plus « humain », on connaît son passé et comment il a fait pour en arriver là où il est aujourd’hui. Tout au long du film ont été ajoutés des flashbacks de son histoire avec son père et la fin est différente du livre puisque W. W., suite à sa relation avec son père, est devenu une personne qui a beaucoup de mal avec les enfants mais surtout avec le concept de famille. De ce fait, lorsqu’il demande au petit Charlie Bucket de choisir entre la chocolaterie et sa famille, il ne s’attend pas à la réponse du petit garçon. Rien que physiquement, c’est un Willy Wonka différent : il ne porte pas de barbichette, on le croirait quasi imberbe, comme s’il n’était jamais sorti de l’enfance parce qu’il n’en a pratiquement pas eu. Il est plus triste et plus sombre.
Quant aux enfants, ils sont beaucoup plus calmes et posés, et sont accompagnés de leurs deux parents chacun, excepté Charlie qui est venu avec son grand-père (celui-ci n’a d’ailleurs jamais travaillé pour W. W. dans le livre).
En ce qui concerne les Oompa-Loompas, Tim Burton n’a choisi qu’un seul acteur pour tous les incarner : Deep Roy. Il n’y a ni femmes ni enfants, l’acteur joue tous les rôles.

J’adore ce film, c’est un de mes préférés. Charlie Bucket est un enfant beaucoup trop adorable et Willy Wonka me fait bien rire par son humour un peu bizarre.




Titre original : Charlie and the Chocolate Factory
Réalisation : Mel Stuart
Année : 1971
Durée : 1h39

Mon analyse

Après avoir adoré le film de Tim Burton et avoir appris qu’il n’y avait qu’une seule autre adaptation de Charlie et la Chocolaterie, j’ai décidé de regarder la version de Mel Stuart avec l’acteur Gene Wilder dans le rôle de Willy Wonka.

Le réalisateur Mel Stuart a apporté un aspect musical à son adaptation (outre les chansons des Oompas Loompas), tous les personnages finissent par pousser la chansonnette.

Il y a de nombreuses différences entre le livre et ce film, je vais énumérer les plus marquantes selon moi. Dans un premier temps, je trouve que c’est une adaptation beaucoup plus sombre que la folle histoire de Roald Dahl et on comprend pourquoi ce dernier ne l’a pas apprécié. Le côté sombre apparaît par des personnages étranges qui font des prédictions lugubres sur la chocolaterie, en particulier un homme bizarre avec un chariot à machettes… Ne m’en demandez pas plus. Tout cela n’apporte pas un aspect drôle mais plutôt effrayant. Plusieurs scènes ont été inventées mais n’apportent pas grand-chose à l’histoire, à part le fait de montrer que tout le monde devient fou pour une visite à la chocolaterie ou une simple barre de chocolat : le cours avec le professeur prétentieux est tiré par les cheveux, la scène de la psychanalyse n’est pas mieux et celle des enchères n’a presque aucun sens quand Charlie trouve le dernier ticket d’or. Il y a beaucoup d’humour de mauvais goût. De plus, Charlie n’a plus de père et a donc un travail pour subvenir aux besoins de sa famille. Quant à son grand-père Joe, il pourrait travailler mais on dirait qu’il ne le fait pas par fainéantise. Je trouve la mère hyper décourageante, elle croit que son fils n’a strictement aucune chance de trouver un ticket et là, d’un seul coup, elle se met à chanter… Les enfants comme les adultes ont le droit de participer au concours des fameux tickets d’or... Les chocolats et les inventions n’ont rien de fabuleux comparés au livre et à la version de Tim Burton, cela reste un peu banal, ce sont tout de même censés être des confiseries magiques. Toutefois, il y a tellement de bonbons dès le début que j’en aurais presque déjà des caries. Physiquement, Willy Wonka ressemble à celui du livre mais il a l’air triste. Avant l’entrée dans sa chocolaterie, il fait signer un contrat aux enfants pour décliner toutes responsabilités ; cela rend toute l’histoire moins magique ! Charlie et son grand-père sont comme les autres, ils testent aussi des produits sans le consentement de W. W. et c’est dommage car c’est son côté irréprochable qui rend Charlie parfait. La plus grosse déception, ce sont les Oompas-Loompas : ils ont juste pris des gens de petite taille, leur ont teint les cheveux en vert et peint la peau en orange. Quant à la fin, les écureuils ont été remplacés par des oies magiques qui pondent des œufs d’or et Charlie ne gagne pas immédiatement.


Pour être honnête, je n’aime pas trop cette version de Charlie et la Chocolaterie. Les parents parviennent à être encore plus énervants que leurs enfants et Willy Wonka reste un gentil fou mais limite dangereux. Il fait plus peur qu’il ne fait rêver. Toutefois, il est beaucoup plus attaché à Charlie. 

Récemment, une publicité pour une voiture (me semble-t-il) repasse la chanson interprétée par Gene Wilder, elle s’intitule « Pure Imagination » et je la trouve très belle.

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