jeudi 31 mai 2018

C'est où, le Nord ?

Auteure : Sarah Maeght
Editions : Le Livre de Poche
Genre : Roman
Date de sortie : 2017
Nombre de pages : 288

Quatrième de couverture
Ella, 24 ans, est professeur de français dans un collège. Elle a quitté Dunkerque pour Paris et sa première année en tant qu’enseignante, entre élèves déboussolés et profs déprimés, s’annonce mouvementée.
Heureusement, elle n’est pas toute seule.
Il y a son copain Théo qui l’inscrit sur Tinder, sa copine Lou qui passe des castings pour une marque de lait concentré, son fiancé Victor, ébéniste, son amante Cléo, photographe. Sans oublier sa sœur Julie, amoureuse du gorille du Jardin des Plantes, et son poisson rouge Klaus qui se fait du mouron.

C’est le portrait d’une génération, une photographie de la France d’aujourd’hui. Les jeunes s’y retrouveront, les parents qui se posent des questions, aussi.
Mon avis

En le voyant dans une boîte à livres et en lisant la quatrième de couverture, C’est où, le Nord ? m’a tout de suite tenté. L’histoire paraissait fraîche, légère et un peu émouvante… Bon, on ne va pas se mentir, il ne m’a pas transcendé.

La « déception » vient peut-être du fait que je m’attendais à toute autre chose et quand on en attend trop, on est généralement toujours déçu. C’est exactement ce que j’ai ressenti. L’histoire débutait pourtant très bien : notre héroïne Ella nous parlait de ses élèves et de son amoureux Victor. Tout se déroulait bien et là (c’est le drame) plus rien ne fonctionne et tout se bouscule dans sa vie. Si ce n’était que cela, ce changement ne m’aurait pas dérangé mais il se fait sans raison valable, tout s’arrête sans aboutissement et sans dialogue, ce que je déteste. En gros, je reste sur ma faim. Parfois, l’intrigue et les personnages n’ont même ni queue ni tête et ça se veut drôle mais c’est un humour qui n’a pas marché sur moi. (Et en plus, Ella maltraite un pauvre poisson).

De plus, je m’attendais à ce que l’histoire soit plus tournée vers l’école et les élèves, qu’elle parle de son expérience avec sa toute première classe en tant qu’enseignante, mais même là, quand l’auteure en parle, ce n’est pas poussé au bout et ce n’est pas… incroyable. D’ailleurs, je trouve affligeante la manière dont les élèves sont perçus, pour certains profs, ils ne méritent même pas le respect (je ne vous raconte pas la considération qu’ils ont pour un enfant qui est atteint du syndrome Asperger, ce qui m’a révolté).

C’est un livre qui se lit rapidement et peut être un bon moyen de détente entre d’autres œuvres, même si cela ne fut pas totalement le cas pour moi. J’ai aussi trouvé que le titre n’avait rien à voir avec le reste. On parle un peu du Nord mais c’est histoire de le faire parce que le reste se déroule à Paris et qu’il est surtout question d’autre chose. Cela n’a aucun impact sur l’histoire. Vous voyez ? Personnellement, je pense qu’un titre doit avoir un lien fort avec son histoire et là, il n’en est pas question.


Ce n’est pas un coup de cœur bien sûr mais pas une totale déception non plus. Je m’attendais à mieux (je me répète), toutefois, j’aime la manière d’écrire de Sarah Maeght donc je lirais d’autres de ses œuvres.

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