dimanche 16 avril 2017

La Belle et la Bête

Auteure : Gabrielle-Suzanne de Villeneuve
Editions : Folio
Genre : Roman précieux/Fantastique
Date de sortie : 2010
Nombre de pages : 141

Quatrième de couverture
« Le monstre se fit entendre. Un bruit effroyable, causé par le poids énorme de son corps, par le cliquetis terrible de ses écailles et par des hurlements affreux, annonça son arrivée. En voyant approcher la Bête, qu'elle ne put envisager sans frémir en elle-même, la Belle avança d'un pas ferme, et d'un air modeste salua fort respectueusement la Bête. Cette démarche plut au monstre et, se retournant vers la Belle, il lui dit : " Bonsoir, la Belle. " »

Mon avis

Suite au visionnage de la nouvelle adaptation 2017 de Bill Condon, j’ai voulu lire les fondements de toute l’histoire de « La Belle et la Bête ». C’était vraiment plaisant de lire un récit que je croyais connaître grâce à l’adaptation de Disney mais qui, en réalité, est originellement différente.

Madame de Villeneuve est une auteure qui m’était totalement inconnue, c’est elle qui nous fait découvrir ce texte en France pour la première fois en 1740. Elle le fait publier sous la forme de contes racontés par des passagers pour passer l’ennui pendant une traversée maritime, ce qui n'est pas sans rappeler Le Décaméron de Boccace. De plus, le fait le plus improbable et incroyable que j’ai lu dans un article est que l’histoire de la Belle et la Bête serait tirée d’une histoire vraie et la « Bête » en question aurait été un homme atteint d’hypertrichose, c’est-à-dire d’une pilosité qui lui aurait recouvert tout le visage. Et d'une manière semblable, une jeune femme aurait été contrainte de l’épouser… Certains historiens sont toujours en train de continuer de chercher sur ce sujet.

J’ai beaucoup aimé la première partie qui nous ramène rapidement au film de mon enfance ainsi qu’aux adaptations qui ont suivi ou précédé. Toutefois, la deuxième partie ne figure pas parmi ces adaptations et elle gâche un peu toute l’histoire parce qu’elle est extrêmement longue. En effet, il s’agit de la révélation des origines de la Belle où on apprend que celle-ci a été adoptée par un marchand après avoir été sauvée par une fée… C’est long et un peu compliqué, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre quels étaient les liens familiaux entre la Belle, les souverains et les fées. Cela représente un gros point négatif dans l’œuvre de Madame de Villeneuve. De ce fait, je vais m’attarder davantage sur la première partie. Pour commencer, on apprend que le marchand n’a pas six enfants comme dans l’adaptation de Christophe Gans ou une seule fille comme dans celle de Disney mais il possède en tout douze enfants (6 filles et 6 garçons). Ensuite, le temps est beaucoup plus allongé, c’est-à-dire que les évènements se déroulent sur plusieurs jours ou plusieurs mois pour certaines scènes et ne se comptent plus en heures. La plus GROSSE différence est du point de vue du physique de la Bête, dans ce conte, il a une trompe d’éléphant, des écailles et poussent des hurlements affreux. De plus, c’est une Bête qui a perdu ses capacités intellectuelles (à la différence des Disney où elle cherche à s’instruire). Le comportement du père est lui aussi différent, certes il aime ses filles mais il réfléchit tout de même à celle qu’il pourrait céder à la Bête contre sa propre survie. (Il ne manque vraiment pas de culot !) Les songes de la Belle pour le beau jeune homme sont extrêmement longs et au final, on se rend compte qu’elle l’aime lui et qu’elle décide de céder à la Bête à cause de sa gentillesse. Vraiment, toutes les scènes sont d’une longueur surprenante.

La première partie de l’œuvre est très agréable à lire bien que la seconde vienne tout gâcher. Je préfère la version courte certes mais complète de Madame de Beaumont.


🌹🌹🌹


Auteure : Jeanne-Marie Leprince de Beaumont
Editions : Librio Littérature
Genre : Contes fantastiques
Date de sortie : 2013
Nombre de pages : 80

Quatrième de couverture
« Je veux bien vous pardonner, à condition qu’une de vos filles vienne volontairement, pour mourir à votre place. »
Il aura suffi d’une simple rose pour sceller le sort de la Belle. Prête à tout pour sauver son père d’une mort certaine, la voilà contrainte de vivre dans le château de la Bête. Mais la laideur du monstre révèle peu à peu une âme pure et, dans ce pays enchanté, les élans du cœur et la beauté intérieure triomphent toujours…
Mon avis


Ce conte de Madame Leprince de Beaumont est une version édulcorée du texte de Madame de Villeneuve, toute la seconde partie (avec les fées et l’origine de la Belle) a été supprimée et beaucoup de réalisateurs ont adapté cette version.

De la même manière que Madame de Villeneuve, je découvre totalement Madame Leprince de Beaumont et j’ai autant adoré « La Belle et la Bête » que ses autres contes. Ils sont courts et très agréables à lire.

Cette version du conte nous donne l’impression de voir apparaître Cendrillon et ses deux méchantes demi-sœurs. Le coup de l’oignon pour paraître en larmes provient de cette histoire et Cocteau s’en est servi pour montrer la cruauté des sœurs de la Belle. Elles sont d’ailleurs transformées en statues à cause de leur méchanceté. Ce sont les sœurs les plus méchantes de toutes les adaptations. Quant à la Bête, elle n’a pas de description physique. Et la morale finale apparaît beaucoup plus dans ce conte : la vertu est primordiale et doit primée sur la beauté et l’esprit.

Je préfère ce conte à celui de Madame de Villeneuve, il est beaucoup plus synthétique sans en dégrader l’idée première. C’est une très belle histoire ! Les contes de Madame Leprince de Beaumont sont un vrai délice à lire, ils revêtent tous un caractère fantastique mais cherchent à dévoiler une belle morale à la fin qui est sensiblement la même : la vertu prime sur toutes choses.



🌹🌹🌹


Titre original : La Belle et la Bête
Réalisation : Jean Cocteau
Année : 1946
Durée : 1h33

Mon analyse

Jean Cocteau est le tout premier réalisateur à adapter le conte La Belle et la Bête, son œuvre reste célèbre et a aussi inspiré les adaptations suivantes. Il nous demande humblement dès le début, d’avoir des yeux d’enfants en regardant son film et de garder cette part de naïveté qui leur incombe. J’ai trouvé cette idée particulièrement touchante.

Cette œuvre de Cocteau se dit être l’adaptation de Madame Leprince de Beaumont, donc nous partirons sur cette comparaison. Pour commencer, une des premières différences survient sur le nombre de frères et sœurs, dans le conte de Madame de Beaumont, la Belle (qui ne s’appelle pas « Belle » mais « La Belle ») a trois frères et deux sœurs alors que Cocteau réduit le nombre de frères à un seul. Un autre homme se rajoute à l’entourage, il s’agit d’un ami du frère et prétendant de la Belle ; il jouera un rôle fondamental à la fin que je n’avais pas compris sur le coup. En effet, un élément fondamental de ce film m’était complètement passé à côté… je n’avais ABSOLUMENT pas compris que la Bête prenait le corps d’Avenant, le prétendant de la Belle. Ils échangent leur corps et (ATTENTION SPOILERS !), Avenant meurt en étant la Bête. C’est en faisant une recherche sur Wikipédia que j’ai appris que l’acteur Jean Marais jouaient les deux rôles (j’entends mon père me dire : « T’as pas reconnu Jean Marais ? Il est connu pourtant. ») Et physiquement, la Bête ressemble à un gros chat.

Au tout début du film, le chevreuil gisant sur le sol peut être mis en lien avec l’histoire de la biche dans le film de Christophe Gans. D’ailleurs, le concept de prononcer une phrase à l’oreille du cheval pour qu’il trouve son chemin est aussi repris, dans celle de Jean Cocteau, il s’agit de : « Va où je vais le Magnifique, va, va, va » et dans celle de 2014, il faut prononcer « Plus que tout au monde ». Comparés aux contes, le marchand ne vole qu’une rose dans le château de la Bête mais strictement aucune richesse. Et la Belle part seule pour prendre la place de son père après ce délit. En parlant de la Belle, elle a des manières de grande tragédienne, c’est-à-dire que toutes ses réactions et/ou émotions sont tournées en spectacle. Elle contraste complètement avec son frère dans ses paroles et ses actes. De toutes les adaptations que j’ai pu voir, Jean Cocteau est le seul à garder la répétition de la question chaque soir « Voulez-vous être ma femme ? », qui est une adaptation de l’histoire de Madame Leprince de Beaumont car celle de Madame de Villeneuve est différente, il lui répète : « Voulez-vous coucher avec moi ? » Lors de son retour chez elle, la Belle se sert du gant de la Bête et lorsqu'elle pleure des diamants pour la Bête, on comprend qu’elle l’aime vraiment. D'ailleurs, au lieu de « La Bête », il finit par devenir « Ma Bête ». En ce qui concerne le décor, tous les objets et le mobilier sont humanisés.

Cocteau est le premier à lancer les hostilités en ce qui concerne la fin, en effet, il n’est plus question que d’une bête qui se meurt d’amour mais aussi d’hommes qui s’en prennent à son or. Avenant et Ludovic, le frère de la Belle décident de partir tuer la Bête et de lui voler ses richesses. La toute fin est pourtant complètement surréaliste : les deux amants finissent par s’envoler dans les airs…

Au final, j’ai moyennement apprécié cette adaptation du conte de Madame Leprince de Beaumont, pourtant vu l’époque, ils se débrouillaient tout de même bien pour les « effets spéciaux » même s'ils apparaissent systématiquement dans de la fumée.



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Titre original : Beauty and the Beast
Réalisation : Gary Trousdale et Kirk Wise
Année : 1991
Durée : 1h31

Mon analyse

Ce n’est pas mon Disney préféré et avant de le re-visionner, il me reste en mémoire la danse entre la Belle et la Bête qui porte une sublime robe et la fameuse chanson qui englobe cette danse.

Dès le début du film d’animation, nous en apprenons plus sur la Bête et la malédiction qui l’a rendue animal : en réalité, c’était un prince odieux qui a refusé l’hospitalité à une vieille dame parce qu’elle n’était pas belle et qu’elle ne lui proposait qu’une rose en échange de son hébergement. Simplement sur cette idée, on diverge des contes, particulièrement celui de Madame de Villeneuve où on apprend vaguement qu’une fée l’a transformé ainsi parce que le jeune homme a refusé de l’épouser. Contrairement aux contes et aux autres adaptations, la malédiction du prince ne sera pas éternelle ; si au bout de 21 ans, le Prince devenu bête ne rencontre pas quelqu’un qui l'aime pour ce qu’il est vraiment, une rose fanera complètement et il mourra ainsi que tout le château et ses occupants « magiques ». En parlant de la Bête, lorsque le Père découvre la Bête, elle se déplace à quatre pattes en véritable animal.

Belle a perdu son déterminant démonstratif et ce n’est plus un surnom mais bien son unique et seul prénom. Elle est devenue fille d’inventeur et non plus de marchand. D’ailleurs, son père a un prénom, il s’appelle Maurice et elle est fille unique.

A la différence des contes, Belle retrouve le cheval de son père et part à sa recherche pour le délivrer de sa prison. Arrivée au château, elle est aidée par des objets enchantés alors que dans le conte de Madame de Villeneuve, ce sont des animaux qui s’en chargent (des singes, des oiseaux, etc…). Toutefois, ces objets humanisés sont en réalité de véritables personnes. Ils sont tous emprisonnés à cause de la malédiction de la Bête. Cela n’est pas du tout présent dans les contes. Le fait que les objets soient animés ou plutôt humanisés, cela provient du premier film adapté par Cocteau.
Gaston est un peu une adaptation d’Avenant, le prétendant de la Belle dans l’œuvre de Cocteau mais vraiment dans les grosses lignes car Gaston est un personnage qui n’aime personne plus que lui-même et malgré tous les refus de celle-ci, il persiste dans ses continuelles demandes en mariage. Il a tellement de mauvaises intentions qu’il cherche à faire passer le père de Belle pour fou pour pouvoir épouser sa fille sans ennui. C’est le pire des personnages et au final, c’est lui la véritable bête.

Bien que ce ne soit pas mon Disney préféré, j’aime beaucoup cette histoire et la revoir m’a fait l’apprécier davantage. C’est une des complicités que je préfère entre la Belle et la Bête. En plus de tout, j’aimerais tellement avoir la bibliothèque de la Bête, elle est somptueuse ! Cette Bête est ma préférée.

Mention spéciale à la chanson « Histoire éternelle » qui est juste sublime (et reste longteeemps dans la tête).


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Titre original : La Belle et la Bête
Réalisation : Christophe Gans
Année : 2014
Durée : 1h53

Mon analyse

Ce film est une adaptation du texte de Madame de Villeneuve et s’inspire beaucoup du film de Jean Cocteau.

Cette version débute par l’idée que Belle raconte une histoire, en l’occurrence la sienne. Son récit nous apprend que le marchand a bien trois fils et trois filles de la même manière que dans le conte de Madame Leprince de Beaumont. Contrairement aux contes et autres adaptations, on n’attend pas la fin pour connaître quelle tête se cache sous celle de la Bête puisqu’en parallèle de l’histoire originale, un autre récit se profile (par ses rêves (qui rappellent fortement ceux de Madame de Villeneuve), Belle voit la vie précédente de la Bête) et on apprend comment le Prince s’est transformé après avoir tué « involontairement » la fille du Dieu de la Forêt. D’ailleurs, le rapport à cette nature est très présente, le château ne resplendit pas, il est laissé à l’état sauvage, en même temps, c’est là où doit se trouver une bête. C’est aussi peut-être pour cette raison qu’il y a plus un rapport de prédateur et de proie entre Belle et la Bête. De plus, on comprend qu’il n’est pas question de fée ou de sorcière pour cause de la malédiction mais, par amour pour sa fille, le Dieu de la forêt décide de « se venger ». Une troisième histoire se greffe à la première, il s’agit de celle d’un malfrat-pirate et d’une voyante ; le méchant Perducas est un versant de Gaston et Avenant puisqu’il part un peu à la chasse aux trésors de la Bête. Cette même chasse a une importance considérable dans tout le film puisqu’elle est à l’origine de la malédiction du Prince. D’autres créatures que la Bête ont été transformées, il s’agit des chiens de chasse qui sont devenus des sortes de… chiens de dessins animés.

Cette adaptation est comparable à celle de Jean Cocteau sortie en 1946 car le fils est aussi la cause de la chute (financière et autres) du père de famille, à la différence que le fils ne ressent pas particulièrement de honte dans l’œuvre de Cocteau. Beaucoup d’éléments sont aussi similaires au film de Cocteau, en plus de la phrase magique pour le cheval, (la) Belle part à la place de son père sans que celui-ci ne l’accompagne pour devenir la prisonnière de la fameuse Bête. Et le chevreuil qui court à travers les bois, ce n’est plus la Bête qui tente de la poursuivre mais bien la Belle.

On apprend aussi une seule chose sur la mère de Belle, elle serait morte en lui donnant la vie. De ce fait, la jeune femme ne veut pas qu’il en soit de même pour son père. Le thème du rêve n’est pas sans rappeler les rêves de la Belle dans le conte de Madame de Villeneuve où un beau jeune homme apparaît dans ses songes et ce n’est autre que la Bête sous sa véritable apparence. Au niveau du caractère, la Bête est super compliquée, il ne veut pas être regardé, ne veut pas écouter Belle, ne veut pas manger et n’essaie même pas d’être sympa. Il est bien plus combatif et ne décide pas de se laisser mourir face aux malfrats ; son côté chasseur n’a jamais disparu. Belle choisit la danse comme condition d’un échange de quelques heures avec sa famille.

La fin de cette version nous donne presque la même idée que chez Cocteau, c’est-à-dire « une vie pour une autre », en effet, la Bête devient homme et Perducas devient arbre.

Cette adaptation est dans mon Top 3 des adaptations du conte de « La Belle et la Bête », la complicité entre les deux protagonistes est moins présente et pourtant tout aussi belle. J’ai aimé Vincent Cassel dans ce rôle de bête, par contre, le jeu d’actrice de Léa Seydoux m’a parfois posé problème (et surtout… comment elle fait pour s’habiller toute seule avec ces sublimes robes !?)

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Titre original : Beauty and the Beast
Réalisation : Bill Condon
Année : 2017
Durée : 2h19

Mon analyse

En plus d’être une adaptation du conte originel, c’est avant tout celle du Disney de 1991.

Ce film fait un petit clin d’œil à celui de Jean Cocteau, nous retrouvons les bras sortant des murs qui portent des chandelles.

La tenue de Belle dans cette adaptation a été légèrement modifiée, son pan de robe est remonté sur une de ses jambes et elle porte des bottes. Elle semble plus rebelle et plus portée vers l’aventure, elle n’a pas peur de partir à l’aventure, c’est une baroudeuse en devenir. Quant à son père, je l’imaginais petit et potelé comme dans le film de Disney mais il est plutôt grand et maigre. D’autres personnages ont des caractéristiques physiques différentes : le libraire n’est plus un vieil homme mais un jeune afro et les trois filles amoureuses de Gaston ne sont plus blondes mais brunes.

On en apprend davantage sur l’histoire familiale de la Bête et, en quelque sorte, ils lui ont trouvé des excuses (ou des circonstances atténuantes) sur son égoïsme et sa mauvaise conduite envers la vieille sorcière. D’ailleurs, celle-ci reste tout au long de l’œuvre sous les traits d’une jeune mendiante (qui sauve même la vie du père de Belle à un moment donné). Après la mort de sa mère, la Bête a vécu sous le joug de son père qui lui a appris d’une cruelle manière à être un vrai prince. En plus de l’histoire de la Bête et pour la première fois, la mère de la Belle est évoquée, la jeune femme apprend que sa mère ne l’a pas abandonné et qu’elle a contraint son père à partir de Paris car elle avait attrapé la peste (si mes souvenirs sont bons). L’invention du livre magique offert par la sorcière permet à Belle d’en apprendre plus qu’elle n’en savait sur la vie de ses parents et plus particulièrement sa mère regrettée.
A la différence du Disney de 1991, la maison de l’inventeur et de sa fille n’est pas à l’écart du village mais dans le village même. Toutefois, c’est une maison atypique qui se différencie des autres maisons par son jardin extérieur. Dans cette version, Belle est toujours aussi « mal perçue » par les villageois parce que son crime est d’être une fille (premier élément), d’être intelligente et ingénieuse (second élément) et d’avoir l’audace d’apprendre à lire à une autre petite fille, pour son acte, elle est malmenée par beaucoup de monde. C’est une Belle plus engagée, plus féministe et plus préoccupée par l’éducation des filles.

L’ami de Gaston Lefou est plus approfondi, il est amoureux de cet ami qu’il vénère (ça crève les yeux) mais il a tout de même sa propre conscience puisqu’il finit par se ranger du côté des gentils.

Contrairement au Disney, il n’y a pas que le château qui finit par se réveiller de sa torpeur puisqu’une amnésie générale a frappé TOUT le village et de nombreuses familles ont été séparées à cause de la malédiction. Cet élément nous ramène à la fin de l’histoire de la fée dans la Seconde Partie du conte de Madame de Villeneuve. LE PLUS du réveil des objets, c’est vraiment de découvrir des acteurs connus derrière les objets animés, j’ai trouvé cette idée hyper sympa !

J’ai vraiment beaucouuup aimé cette adaptation ! J’adore la complicité de Belle et de la Bête ! Il y a plus de scènes qui nous le montrent, de ce fait, elle paraît encore plus naturelle. Et le voir en 3D rajoute davantage à la magie du film, il est encore plus somptueux, même si personnellement, je me suis pris une belle boule de neige dans la face… Ahah ! La morale finale n’est pas non plus à négliger et toujours bon à rappeler : ce n’est pas la beauté extérieure qui compte mais la beauté de l’âme.


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Bien que les histoires soient toutes différentes, que ce soit les deux contes ou les adaptations, nous retrouvons tout de même le thème de la rose (plus ou moins approfondi), la fille qui veut sauver son père à tout prix, de la sublime robe, l’amour d’une fille pour son père, de la solitude, une Bête qui se meurt d’amour pour une Belle, la danse (au moins pour les films), les richesses, le miroir et la morale de la vertu.

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