vendredi 9 mars 2018

La Princesse des glaces

Auteure : Camilla Läckberg
Editions : Babel Noir
Genre : Polar Nordique
Date de sortie : 2013
Nombre de pages : 512

Quatrième de couverture
Erica Falck, trentenaire installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise où elle écrit des biographies, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête, Erica est vite convaincue qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point – et sur beaucoup d’autres -, l’inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint.
     Stimulée par cette flamme naissante, Erica se lance à la conquête de la vérité et met au jour, dans la petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître, des secrets détestables. Bientôt, on retrouve le corps d’un peintre clochard – encore une mise en scène de suicide…
Mon avis


En décidant de faire une première lecture commune avec une amie (Emilie), on a fait un tirage au sort (grâce à la main innocente de ma mère, ahah !) et en tombant sur Camilla Läckberg que l’on souhaitait toutes les deux découvrir, on a décidé de lire son premier livre pour commencer sur des bases solides.

Au début de ma lecture, j’ai eu l’impression de revivre Millénium de Stieg Larsson en lisant tous ces noms suédois et j’adore maiiiis cela s’arrête là… Je ne sais pas trop quoi dire sur ce livre et comme il représente bien le « parler pour ne rien dire », ce sera aussi peut-être un peu le cas de cette chronique.

Pour commencer, l’intrigue met beaucoup de temps à s’installer et cette longueur vient rapidement gâcher le reste. Mis à part le meurtre, il ne se passe pas grand-chose pendant les trois cents premières pages MAIS les deux cents dernières sont addictives car remplies d’actions. C’est pour cette raison que mon avis est mitigé sur ce livre. C’est long, loooong et puis, il y a un déclic & tout s’enchaîne pour nous entraîner dans quelque chose de palpitant.

Je ne me suis pas particulièrement ennuyée mais l’inaction dans les livres n’est pas du tout bénéfique pour celui-ci… D’autres petits détails m’ont gênés : ils n’interrogent pas des personnes qui me semblent évidentes, ils ne se disent ABSOLUMENT PAS que le deuxième meurtre pourrait être un suicide (alors qu’en tant que policier, il faut savoir se poser toutes les questions) et ils se tutoient à une vitesse… oui je bloque là-dessus. Au deuxième échange, le tutoiement est de rigueur alors qu’ils ne se connaissent pas et ça me dérange.

Sinon, j’aime beaucoup l’histoire d’amour entre Erika et Patrik, on dirait deux adolescents qui découvrent l’amour, ils sont vraiment très mignons. Après, je pensais que certains personnages seraient plus poussés au niveau de leur passé et de leur caractère complexe (comme pour celui d’Alexandra) mais on nous apporte beaucoup de choses sur un plateau. Même le meurtrier me déçoit un peu. C’est vrai que j’étais partie avec l’idée d’un serial-killer alors sur ce sujet, c’est aussi un peu la déception. De plus, les personnages sont censés être tous unis mais franchement, ça ne se ressent pas du tout.

Visiblement, ce premier livre met en place différents personnages que l’on retrouve dans les œuvres suivantes (à moins que je spécule) et c’est une belle mise en situation malgré les longueurs et les répétitions. D’ailleurs, la fin annonce une autre histoire autour de Jan, le fils adoptif et prodigue des Lorentz et j’espère que c’est le cas pour l’un des livres suivants de Camilla Läckberg.


Si l’œuvre devait se résumer aux deux cents dernières pages, ce serait un coup de cœur mais les trois cents longues premières viennent jusqu’à gâcher parfois le plaisir de la lecture  et m’empêchent de le considérer comme tel. Toutefois, je ne désespère pas d’en lire d’autres de Camilla Läckberg car malgré cela, j’aime beaucoup son écriture.

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