vendredi 17 mars 2017

Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire

C’est un article un peu spécial car il s’agit d’une comparaison entre plusieurs livres, une série et un film sur les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire. Dans un premier temps, il sera question des livres, ensuite du film et enfin de la série.

လလလ

Titre : Tout commence mal…
Auteur : Lemony Snicket
Editions : Editions Nathan
Genre : Littérature Jeunesse
Date de sortie : 2005
Nombre de pages : 192

Quatrième de couverture
Cher lecteur,
Je regrette fort de devoir le dire, mais le livre que voici ne contient rien de plaisant. Il raconte la triste histoire de trois enfants qui ont toutes les déveines. Ils ont beau être bien élevés, et charmants, et intelligents, il ne leur arrive que des misères. De la première page à la dernière, ils vont d’une catastrophe à l’autre et collectionnent les pires ennuis – à croire qu’ils attirent les calamités. Dans ce bref volume seulement, les enfants Baudelaire affrontent un sinistre personnage, de hideux habits qui grattent, un épouvantable incendie, un complot pour dérober leur héritage et de la bouillie froide au petit déjeuner. Pour ma part, il est de mon devoir de relater ces funestes épisodes, mais rien ne t’interdit, cher lecteur, de remettre immédiatement ce livre où tu l’as pris et d’en choisir un plus joyeux, si tu préfères les histoires gaies.
Avec mes sentiments respectueux,
Lemony Snicket
Mon avis

J’ai commencé à lire les « désastreuses aventures des orphelins Baudelaire » pour pouvoir regarder ensuite la série avec Patrick Neil Harris et j’y ai découvert une série de livres facile à lire (adaptés pour des lecteurs de 7 à 77 ans). C’est la voix de l’auteur Lemony Snicket qui nous conte la vie chaotique des enfants Baudelaire mais cette voix est elle-même inventée par le véritable écrivain de toutes ces aventures, c’est-à-dire Daniel Handler qui a su créer tout un univers autour de sa saga, et je trouve cela génial !

Dès la quatrième de couverture, Lemony Snicket nous prévient de reposer immédiatement ce livre si on espère y trouver une histoire heureuse, et plusieurs fois au milieu des livres, il nous répète de refermer le livre mais il faut tenir bon. Quant aux mises en garde contre les actions dangereuses et inadaptées des enfants Baudelaire, elles peuvent être particulièrement rigolotes quand elles sont lues par un adulte.

Tout au long de ce premier tome, les enfants sont souvent mis à rude épreuve mais ne perdent jamais le moral ou espoir et c’est ce qu’y fait que le lecteur continue aussi la lecture et n’abandonne pas devant la tristesse de leur nouvelle existence. D’ailleurs, à la fin de chaque tome, il y a une sorte de petite morale.

On découvre dans Tout commence mal… un être sans pitié et sans morale, il se nomme Comte Olaf et Lemony Snicket nous prévient dès le début que le lecteur risque de le retrouver très souvent. C’est le pire des tuteurs, il est tyrannique et est toujours entouré d’une troupe de complices, aussi pires les uns que les autres, qui écoutent le Comte au pied de la lettre (ils l’appellent d’ailleurs « Patron »).

Le lecteur est tout de suite mis dans l’ambiance avec ce premier tome et il donne envie de savoir ce que vont devenir ces pauvres enfants, en espérant qu’ils finiront par retrouver la gentille juge Abbott. De plus, c’est une lecture vraiment très agréable et on peut le lire facilement en une soirée.

☆☆

Titre : Le Laboratoire aux serpents
Auteur : Lemony Snicket
Editions : Editions Nathan
Genre : Littérature Jeunesse
Date de sortie : 2004
Nombre de pages : 192

Quatrième de couverture
Cher lecteur,
Si tu cherches une lecture gentille et amusante, désolé, je crains fort que tu n’aies pas pris le bon livre. Le récit que voici paraît drôle au début, quand les enfants Baudelaire se retrouvent en compagnie de serpents fascinants et d’un oncle fantaisiste. Mais ce début est trompeur. Pour qui connaît déjà les orphelins Baudelaire, il est bien clair qu’avec eux même les moments heureux débouchent sur les pires catastrophes.
C’est bien simple : dans le présent volume, les trois enfants affrontent une odeur détestable, un terrible accident de voiture, un serpent au venin mortel, un coutelas pointu, un cadenas rétif et le retour d’une personne qu’ils espéraient ne jamais revoir. Il est de mon devoir de relater ces tragiques évènements mais libre à toi, cher lecteur, de remettre ce livre sur l’étagère et de chercher quelque chose de plus gai.
Avec mes sentiments respectueux,
Lemony snicket
Mon avis


Ce livre est pour l’instant mon préféré de la saga parce que, dans cet épisode, les enfants sont heureux pendant quelques temps avec leur oncle Monty. Certes, ce dernier est sourd à leur plainte (ou plutôt il n’est pas attentif) mais c’est avec lui qu’ils ont connu une sorte de bonheur.
Dans ce deuxième tome, le Comte Olaf dépasse les limites du raisonnable en poussant le vice jusqu’au meurtre et il est de plus en plus pervers dans ses pièges. En ce qui concerne le banquier Mr. Poe (celui qui gère la fortune des Baudelaire), il est de plus en plus aveugle devant tous les méfaits du Comte Olaf et ne croit jamais les enfants lorsqu’ils reconnaissent leur premier tuteur. C’est tellement frustrant qu’on aimerait pouvoir lui crier « MAIS OUVREZ LES YEUX ! »
Oncle Monty est très gentil avec les enfants, il les réprimande quand il le juge bon mais est très généreux avec eux. Outre cette fin tragique, il les aurait emmené faire le tour du monde avec lui. C’est un des meilleurs tuteurs.
Ce tome est le premier d’une longue série de disparitions de tuteurs et nous montre que la recherche du bonheur par les orphelins Baudelaire va être longue. La lecture est toujours aussi agréable et on est content qu’ils puissent connaître au moins une semaine de sérénité.
☆☆


Titre : Ouragan sur le lac
Auteur : Lemony Snicket
Editions : Editions Nathan
Genre : Littérature Jeunesse
Date de sortie : 2003
Nombre de pages : 208

Quatrième de couverture
Cher lecteur,
Il m’en coûte de le dire, mais le livre que voici ne contient rien de réjouissant. Les orphelins Baudelaire, Violette, Klaus et Prunille, sont trois enfants charmants à l’esprit vif et au cœur d’or, mais leur vie n’est qu’une longue série de coups du sort et de calamités. Tous les récits les concernant ont de quoi fendre le cœur, et le présent épisode pourrait bien se révéler le pire de tous.
Prudence, donc : pour lire ce livre, mieux vaut être prêt à affronter mille choses déplaisantes dont un ouragan, des sangsues voraces, une jambe de bois, de la soupe de concombres glacée et des cadeaux ratés, sans parler de manuels de grammaire.
Pour ma part, il est de mon devoir de relater ces tragiques évènements ; à toi, lecteur, de décider si tu te sens de force à les lire.
Avec mes sentiments respectueux,
Lemony Snicket

Mon avis


Je pensais que les tuteurs seraient tous plus ou moins gentils comparés à l’odieux Comte Olaf et qu’ils feraient tout pour protéger les enfants mais il n’en est rien…

Dans ce troisième tome, on sent que les enfants sont de plus en plus déçus par les adultes et on les comprend. Ils sont maintenant livrés à eux-mêmes et ne peuvent plus compter sur Mr. Poe ou sur leurs propres tuteurs.

Je suis particulièrement déçue par Tante Agrippine. Les enfants ont tellement bon cœur qu’ils sont très triste pour elle. Toutefois, cette dernière est prête à tout pour sauver sa peau, quitte à ce que les enfants soient envoyés avec leur premier tuteur alors qu’elle sait pertinemment ce qu’il leur a fait subir.

Tante Agrippine n’est pas la pire des tutrices mais elle n’est pas non plus la meilleure. Sa peur irrationnelle de beaucoup de choses rend la vie des enfants Baudelaire difficile et elle a un fond égoïste qui la pousse continuellement à se sauver elle-même.

J’aime bien ce tome des « désastreuses aventures des orphelins Baudelaire » mais j’ai de plus en plus de mal avec les adultes, c’est fou comme il ne voit RIEN et je vise bien entendu Mr. Poe. C’est vraiment beaucoup trop frustrant ! On a envie de prendre ces enfants sous notre aile.


☆☆


Titre : Cauchemar à la scierie
Auteur : Lemony Snicket
Editions : Editions Nathan
Genre : Littérature Jeunesse
Date de sortie : 2004
Nombre de pages : 192

Quatrième de couverture
Cher lecteur,
J’espère pour toi que tu n’as pas choisi ce livre en te disant : « Ça a l’air drôle ; je vais me régaler ! » Si tel est le cas, un conseil : remets-le en place, et vite. Car, de tous les épisodes désolants de la triste vie des orphelins Baudelaire, celui-ci pourrait bien pulvériser les records de tristesse et de désolation. Violette, Klaus et Prunille se retrouvent à La Falotte, où leur nouveau tuteur est le patron de la scierie Fleurbon-Laubaine, et derrière chaque bûche (ou presque) est embusquée une calamité. A titre d’exemple, dans ces pages, ils vont avoir affaire à une pinceuse géante, à d’abominables casseroles, à de la fumée de cigare qui parle, à un mystérieux cas d’hypnose, à des kilos de chewing-gums et à des bons de réduction.
J’ai fait serment, pour ma part, de relater jusqu’au bout les misères endurées par ces trois enfants, mais ce serment n’engage que moi. De ton côté, cher lecteur, si tu préfères les histoires moins sombres, livre à toi de choisir quelque chose de plus réjouissant.
Avec mes sentiments respectueux,
Lemony Snicket
Mon avis


Ça y est, les enfants Baudelaire sont complètement livrés à eux-mêmes. Ils me font vraiment de la peine.

Des quatre premiers tomes, je classe ce quatrième tuteur en deuxième place des PIRES tuteurs. Les enfants ne connaissent ni son nom (il leur dit de l’appeler « Monsieur ») ni son visage (à cause de la fumée de cigare) mais il a décidé de les prendre en charge parce qu’il a besoin de main d’œuvre dans sa scierie. D’ailleurs, cette scierie me donne un vrai sentiment de huis clos, renforcé avec cette histoire d’hypnose. Ce tome est à lire rapidement, j’ai eu très vite envie de passer au suivant. En ce qui concerne le Comte Olaf, je dirais que ses déguisements sont de plus en plus ingénieux et qu’il sait bien s’entourer.

Seules deux personnes prennent tout de même soin des enfants dans Cauchemar à la scierie, il s’agit de Charles l’associé de Monsieur et de Phil l’optimiste, un des ouvriers. Ils sont les seuls à se préoccuper des orphelins, c’est pour cette raison qu’à la fin, ils sont (un tout petit peu) tristes de quitter tout le monde.

Monsieur se moque complètement du bien-être des enfants, il veut simplement qu’ils lui rapportent de l’argent. La fumée lui donne un côté mystérieux. Et le contrat qu’il propose aux enfants, il est le premier à ne pas le respecter.

J’ai eu un peu de mal avec ce quatrième tome des aventures des orphelins Baudelaire. Comme je l’ai dit plus haut, ce sentiment de huis clos m’a vite enfermé dans cette scierie bruyante et où les enfants ont eu beaucoup de difficultés à se sortir. Mais en même temps, Lemony Snicket confirme ses dires : les orphelins vont de mal en pis.


En faisant quelques recherches, j’ai découvert que ce tome faisait référence à l’œuvre de George Orwell (le nom n’est pas sans rappeler celui du Dr Orwell) et de ce fait, je comprends mieux le sentiment de huis clos que j’avais aussi ressenti en lisant le roman d’Orwell, 1984.



Titre original : Lemony Snicket's A Series of Unfortunate Events
Réalisation : Brad Silberling
Année : 2004
Durée : 1h47
Mon analyse

Ce film reprend les trois premiers livres de la série des « Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire », c’est-à-dire Tout commence mal…, Le Laboratoire aux serpents et Ouragan sur le lac.

La première fois que j’ai regardé ce film, je ne l’ai pas du tout aimé. Toutefois, au départ, c’était mon amour pour Jim Carrey qui m’avait poussé à acheter le DVD. Je l’ai visionné une seconde fois pour pouvoir faire la comparaison.

En ce qui concerne les personnages, dans un premier temps, on retrouve Jude Law dans le rôle de Lemony Snicket, il est la voix-off mais on ne le voit jamais parler, il n’est quasiment qu’une ombre. Pour ce qui est de Klaus, il ne porte des lunettes que pour lire et comme il ne lit jamais dans le film… eh bien… il ne les porte pas du tout. Je trouve marrant que l’actrice Catherine O’Hara joue la Juge Abbott dans le film et le Dr. Orwell dans la série, c’est un petit clin d’œil sympa. L’acteur qui joue Mr. Poe est notre Peter Pettigrew (Harry Pooootter). Pour la partie « Ouragan sur le lac », j’aime beaucoup Meryl Streep en Tante Agrippine. Et enfin (et pas des moindres), Jim Carrey correspond exactement au Comte Olaf que je m’imaginais.

La plus grosse différence est d’ordre chronologique. On part sur les trois premiers tomes sans problème (et encore…) et à la fin, on retourne sur le premier tome avec l’histoire du mariage. Toutefois, cela ne gêne pas le déroulement du film. D’autres scènes ont été inventées et d’autres ont été supprimées ; les éléments inventées sont : la tentative de meurtre par le Comte Olaf sur les enfants sur les rails d’un train, Oncle Monty avait une famille, décédée dans un incendie, Olaf sauve les enfants des sangsues sous sa véritable identité et récupère la tutelle des orphelins, Klaus sauve tout le monde en brûlant l’attestation de mariage et la fin se voulant « heureuse » pour des enfants qui, malgré tout, sont ensemble alors qu’ils n’en savent pas davantage sur leurs parents. Beaucoup de scènes ont été supprimées ou modifiées, ainsi les orphelins Baudelaire ne vont pas chez les Poe, ils ne vont jamais chez la Juge Abbott, ils ne vont pas au cinéma avec l’Oncle Monty, n’ont pas d’accident de voitures avec Mr. Poe après la disparition de l’oncle, Mr. Poe ne revient pas pour les papiers de l’adoption par le Capitaine Sham, Klaus sauve Prunille du haut de sa cage et le plan de Violet lors du mariage ne fonctionne pas (celui de signer de la main gauche au lieu de la main droite). De plus, contrairement à la série, la petite Prunille sait marcher. D’ailleurs, en parlant de la série, je trouve qu’elle s’est inspirée du film pour certains détails (en partant de l’optique que ces mêmes détails sont peut-être présents dans la suite des aventures des enfants), on retrouve l’histoire de la longue-vue. Pour finir, une dernière chose me dérange, les bibliothèques jouent un rôle fondamental dans les livres (et dans la série) mais ce n’est pas vraiment le cas dans cette adaptation et le simple fait que Klaus ne porte pas ses lunettes le prouve.


Le deuxième visionnage ne m’a pas fait aimer davantage le film mais je dois dire que c’est tout de même une assez bonne adaptation. Dans cette version, le Comte Olaf dit une chose particulièrement vraie (pour une fois) : « Personne n’écoute les enfants ».







Chaque livre est adapté en deux épisodes. De ce fait, la première saison comporte 8 épisodes et se consacre aux quatre premiers tomes de la saga des « Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire ».


Titre original : Lemony Snicket's A Series of Unfortunate Events
Réalisation : Mark Hudis
Année : 2017
Durée : 8 épisodes de 42 à 65 minutes (1 saison)

Mon analyse

Cette fois, notre Comte Olaf est le talentueux Patrick Neil Harris.

SAISON 1


Episode 1 & 2

J’avais vu quelques bandes annonces de cette série et elle me tentait beaucoup mais il fallait d’abord que je lise les livres pour pouvoir me faire une idée. Toutefois, quelques éléments diffèrent entre la saga et l’adaptation, parfois ce sont des légers détails ou de grosses différences et certaines scènes apportent aussi une belle amélioration.

La série a un côté sombre et un humour assez noir mais c’est la bêtise et la ruse du Comte Olaf qui font le reste.

Dès le début du premier épisode, le téléspectateur fait la connaissance de Lemony Snicket, il prend la forme du conteur de l’histoire. Le créateur de la série a préféré ne pas utiliser de voix-off mais mettre une personne qui s’adresse directement aux gens. J’aime beaucoup ce concept. Nous n’avons pas vraiment de description physique de Lemony Snicket donc nous ne sommes pas déçus d’une quelconque comparaison. Quant à Mr Poe, je m’attendais à un petit homme grassouillet mais en réalité, c’est un grand black qui a la même manie de tousser. Pour être honnête, je préfère ce Mr. Poe, même si son aveuglement m’agace au plus haut point. D’ailleurs, sa femme n’est plus la gentille Mrs Poe mais une farouche journaliste qui pense que les enfants devraient s’estimer heureux de figurer en une de journal « grâce » à l’incendie et à la mort de leurs parents. Les enfants Poe vont même jusqu’à demander si les Baudelaire ne sont pas à l’origine de l’incendie. En ce qui concerne le Comte Olaf, il est exactement comme je me l’imaginais, par contre, sa maison est encore pire. Par son omniprésence, il raconte à qui veut l’entendre du mal des pauvres orphelins. Pour sa voisine, la juge Abbott, ça me fait beaucoup rire qu’elle garde en permanence son costume de juge.

Le deuxième épisode montre encore une fois l’idiotie suprême des complices du Comte Olaf. On apprend aussi que ce dernier n’est pas un vrai tuteur des enfants comme dans le livre, il a fraudé pour l’être et Mr. Poe se laisse piéger comme un bleu. A la base, ils devaient être confiés directement au Professeur Montgomery. Olaf est complètement farfelu mais il apporte tout de même un certain comique à la série. Quant à l’ajout de l’histoire de la secrétaire, on comprend qu’il y a toute une organisation derrière les Baudelaire et leurs parents, et qu’ils ne sont pas forcément seuls. De plus, la partie de poker entre Prunille et le complice d’Olaf m’a bien fait rire.


Les deux premiers épisodes posent l’idée que les parents Baudelaire auraient survécu à l’incendie qui a ravagé leur maison. Du coup, on ne va pas se mentir, on est quand même bien content. Cette possibilité n’est pas du tout évoquée dans les livres. Toutefois, cette adaptation est fidèle au premier livre et cet espoir qui s’insinue en nous n’est pas pour nous déplaire.


☆☆

Episode 3 & 4

Les deux épisodes suivants reprennent le deuxième tome des aventures et mésaventures des orphelins Baudelaire. Le fameux « Laboratoire aux serpents » est différent de celui du livre mais encore mieux que je ne pouvais l'espérer, on se croirait dans Les Animaux Fantastiques.

De la même manière que pour Mr. Poe, l’Oncle Monty n’est pas comme je me l’imaginais et comme la description du livre mais ils ont choisi un acteur génial, je l’adore. Oncle Monty est encore plus attaché aux enfants qu’il ne l’est dans le livre, ce qui rend son sort encore plus triste. En plus de son superbe laboratoire, le Professeur possède un gigantesque laboratoire qui va servir à la fuite du Comte Olaf. Dans le tome II, j’étais contente que les enfants aient une semaine de répit avec leur nouveau tuteur mais dans la série, le nouvel assistant de l’oncle Stephano (ou plutôt le Comte Olaf caché derrière ce déguisement) arrive dès le lendemain de leur arrivée. Les évènements ne se déroulent pas tous dans l’ordre chronologique du livre, toutefois, cela ne change rien à l’histoire générale qui ne s’en sort que mieux. En ce qui concerne le cinéma, il sert à transmettre des messages de l’organisation secrète à Monty et à son enlèvement par les complices d’Olaf. Dans sa malfaisance, Olaf va jusqu’à emporter Prunille dans sa valise. Quant au retour de Mr. Poe, dans son aveuglement, ce dernier est prêt à confier les enfants à Stephano-Comte Olaf, il est complètement inconscient.

J’ai beaucoup aimé ces deux épisodes. D’abord, parce que les enfants tombent sur un tuteur aimant mais aussi pour l’ « humour » d’Olaf bien présent dans ces épisodes (son cri lorsqu’il a peur est vraiment marrant). Et il est tout aussi étonné que les enfants que l’Oncle Monty le croit et n’ait pas reconnu la supercherie. Les clins d’œil à Netflix me font beaucoup rire. Par contre, les effets spéciaux sur la tête de Prunille sont de plus en plus gênants.

☆☆

Episode 5 & 6

Le tome III, Ouragan sur le lac est lui aussi adapté en deux épisodes et marque le retour particulièrement rapide du méchant Comte Olaf.

Dans cette adaptation, Tante Agrippine Amberlu est devenue Tante Joséphine Sifflotis et son mari défunt n’est plus Ignace mais Ike. En ce qui concerne le lac, la traduction française du livre lui donnait le nom de Lac Chaudelarmes et là, il prend celui de Lac Lacrymale. Quant à la description physique du livre, Tante Joséphine-Agrippine est différente elle aussi dans la série, elle est jouée par Alfre Woodard, connue pour son rôle de Betty Applewhite dans Desperate Housewives. Elle n’a plus son fameux chignon qui va en partie sauver la vie aux enfants. Dans l’épisode 5, les orphelins posent beaucoup de questions sur leurs parents mais sont aussi bien plus débrouillards, ils se préparent à manger tant que leur tante est partie faire les courses.

Dans l’épisode 6, Mr. Poe ne se rend pas compte de l’absurdité de ses propos (ils sont vraiment tombés sur le seul homme qui est à côté de ses pompes). Sur la question des bonbons à la menthe, c’est Larry (de l’organisation secrète et serveur) qui les aide à « développer » leur allergie pour gagner du temps. D’autres petites différences sont présentes : Tante Joséphine part en rendez-vous amoureux avec le Capitaine Sham (le Comte Olaf), les enfants trouvent des cirés avant de partir à la recherche de leur tante mais bizarrement pas de gilets de sauvetage, Joséphine finit par affronter directement le Comte Olaf et ceux qu’on croyait être les parents Baudelaire aident « leurs » enfants à enflammer une torche.

Ces épisodes offrent de très belles images mais l’incompréhension des adultes je n’en peux plus… C’est beaucoup trop frustrant ! Cependant, les enfants se défendent plus que de coutume et font la morale à Mr. Poe ; ils finissent même par s’enfuir pendant que les adultes se disputent.


☆☆

Episode 7 & 8

Pour les deux derniers épisodes de la saison 1, nous retrouvons les orphelins Baudelaire dans Cauchemar à la scierie. Des quatre premiers tomes, c’est celui que j’ai le moins apprécié. On voudrait que les pauvres enfants s’en sortent mais comme aime à le répéter Lemony Snicket, ils ne sont pas sortis de l’auberge.

La fin de l’épisode 6 nous avait laissé sur la fuite des enfants pour la fameuse scierie qu’il avait découverte sur une des photos conservées par leur Tante Joséphine. Avant de l’atteindre, ils traversent une longue forêt pour ensuite découvrir une ville complètement incendiée où la scierie et une drôle de maison en forme d’œil ont été conservées. La ville était déjà étrange dans le livre mais elle devient encore plus glauque dans la série. Le nom de la scierie n’a pas été traduit en français et garde son nom premier de « Lucky Smells » et non « Fleurbon-Laubaine ». D’ailleurs, le propriétaire des lieux n’est pas caché par la fumée et n’est pas considéré comme le tuteur des enfants. Pour rapidement parler des différences : le Dr Orwell est l’ex petite amie d’Olaf, le nom de « Baudelaire » semble effrayé les gens, les enfants commencent à être en désaccord, le mot qui réveille Klaus de l’hypnose n’est pas « pharaonique » mais « effarant » et Violette passe cette épisode à chercher des indices sur l’incendie de la ville pour prouver que ce ne sont pas leurs parents qui l’ont allumés.

J’adore le Comte Olaf en Shirley, il me fait beaucoup rire mais c’est vraiment un très mauvais comédien. Pour ce qui est de la liste des différences : Phil l’optimiste perd carrément sa jambe (elle est écrasée comme une crêpe), Charles est hypnotisé pour détester les enfants, au final on apprend que TOUS LES OUVRIERS de la scierie sont hypnotisés depuis qu’ils ont commencé à travailler pour ne pas se rendre compte qu’ils sont payés par des bons de réduction et Violette réussit à réveiller tout le monde en trouvant le bon mot. De plus, le Dr Orwell ne meurt pas de la même manière, Mr Poe ne croit pas du tout les enfants (comme il n’était pas présent, il ne croit pas ce qu’il n’a pas vu) et enfin, les orphelins sont encore plus seuls à la fin. A chaque fois, on se dit la même chose mais c’est pourtant le cas.

Tout comme le tome IV, je ne suis pas absolument fan de ces épisodes autour de la scierie, les images sont toujours teintées de couleurs sombres. Cependant, la fin de l’épisode 7 m’a laissé complètement sans voix… Depuis le début de la saison 1, ils nous font espérer la survie des parents Baudelaire et là GROSSE DÉCEPTION ! J’étais sous le choc. Ces épisodes restent pourtant de bonnes adaptations malgré quelques détails différents.

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