vendredi 9 mars 2018

Du fond de mon coeur : Lettres à ses nièces

Auteure : Jane Austen
Editions : Le Livre de Poche
Genre : Correspondance
Date de sortie : janvier 2017
Nombre de pages : 192

Quatrième de couverture
De Jane Austen on sait peu de choses, les sources de renseignements étant rares. Les lettres qu’elle écrivit à ses trois nièces préférées dressent un portrait émouvant de l’auteur Orgueil et Préjugés et témoignent de son caractère vif et généreux.
Restée célibataire et sans enfants, c’est avec l’affection d’une grande sœur attentionnée qu’elle guide et conseille ses jeunes nièces. Elle leur parle d’écriture, de stratégie amoureuse, de sa vie à la campagne, avec l’humour et l’élégance qui font le sel de ses romans. Ces échanges révèlent une touchante intimité, et l’on acquiert bien vite la conviction que Jane Austen n’avait rien à envier à ses inoubliables héroïnes.
Mon avis


J’adore lire tout ce qui concerne Jane Austen. Cette auteure et ses œuvres me fascinent depuis que je l’ai découvert au collège/lycée et Orgueil et Préjugés est mon livre préféré. A la fac, j’avais d’ailleurs fait mon mémoire sur une étude comparative dont l’une des deux œuvres était Orgueil et Préjugés (quand on aime on ne compte pas).

Cependant, on sait tellement peu de choses sur Jane Austen que la moindre écriture nous fait découvrir des éléments sur sa vie et sur son caractère. C’est le cas pour ces lettres adressées à ses nièces. Il en ressort une bienveillance remarquable vis-à-vis d’elles mais aussi des avis bien tranchés au point que, parfois, elle a du mal à changer d’opinion et deviendrait presque « mesquine » dans son attitude. C’est d’ailleurs une facette de sa personnalité qui me surprend quelque peu (tout le monde ne peut pas être tout blanc ou tout noir) mais c’est une conseillère formidable en termes d’écriture comme pour la vie sentimentale de ses nièces.

Jane Austen a inspiré bon nombre d’enfants de ses frères et même si elle-même n’a jamais été mariée, elle n’en reste pas moins une Tante remarquable quoique critique et bornée dans ses propos et avis. Si elle n’avait pas ces petits défauts (comme chacun d’entre nous en possède), elle n’aurait pas pu créer au mieux ses héroïnes. Ça m’émeut presque de savoir qu’elle a mis un peu d’elle dans chacune d'elles.

C’est dans ces moments-là que les échanges épistolaires me manquent vraiment car ils apportent quelque chose d’incroyable. Le reste de l’œuvre représente des lettres de la sœur de Jane, Cassandra qui écrit à ces mêmes nièces ainsi que des textes de ces dernières qui ont couché sur papier le souvenir qu’elles gardent de leur tante Jane. En parlant de Cassandra, je vous mets à la fin de cette chronique une citation qui m’a beaucoup touché où la grande sœur parle de la perte de sa petite sœur.


J’ai beaucoup aimé cette lecture. Et même si l’échange de missives n’a lieu que dans un sens (ce qui est dommage par certains côtés), Jane Austen sait tout de suite nous mettre dans l’ambiance d’un sujet d’une lettre et honnêtement, j’aurais aimé connaître davantage les histoires de sa nièce Anna car ce que Jane en dit donne envie. On reconnaît bien sa manière d'écrire autant dans ses romans que dans ses lettres.



« J’ai perdu un trésor, une sœur et une telle amie que jamais rien ne pourra la surpasser. Elle était le soleil de ma vie, l’étincelle de tous les plaisirs, le réconfort de toutes les peines, je ne lui cachais rien, c’est comme si j’avais perdu une partie de mon être. »

1 commentaire:

  1. J'ai adoré ce petit recueil. Finitudes a fait un travail magnifique en le traduisant, espérons que nous en aurons d'autres !

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