lundi 30 mars 2020

Quand nos souvenirs viendront danser

Auteure : Virginie Grimaldi
Editions : Fayard
Genre : Littérature Française
Date de sortie : 2019
Nombre de pages : 360

Quatrième de couverture
« Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés. Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé, nos souvenirs sont accrochés aux murs et nous ne nous adressons la parole qu'en cas de nécessité absolue. Nous ne sommes plus que six : Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et moi, Marceline. Quand le maire annonce qu'il va raser l'impasse - nos maisons, nos mémoires, nos vies -, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre. Tous les coups sont permis : nous n'avons plus rien à perdre, et c'est plus excitant qu'une sieste devant Motus. »
A travers le récit de leur combat et une plongée dans ses souvenirs, Marceline raconte une magnifique histoire d'amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié.
Mon avis

Virginie Grimaldi est une auteure que j’affectionne tout particulièrement, de ce fait, à chaque nouvelle sortie, je suis au taquet pour lire son nouveau livre. Le hasard a voulu qu’ils l’achètent à la bibliothèque près de chez moi donc je ne pouvais absolument pas passer à côté. Ça faisait quelques mois que je n’avais pas eu ma dose de Virginie Grimaldi, du coup, j’ai d’autant plus apprécié cette lecture.

On suit le passé et le présent d’une rue, celle des Colibris et plus particulièrement de Marceline et Anatole, notre grincheuse et notre conciliant, de l’époque de leur rencontre, leur mariage, la naissance des enfants et leur vie tout simplement jusqu’à l’époque actuelle. On voit l’évolution des époques en elles-mêmes, l’évolution des mentalités. On les suit à travers leurs histoires, leurs rires, leurs joies, leurs larmes et leurs peines. On suit tout, on vit tout intensément parce que c’est toute une vie que l’on vit à travers nos deux petits vieux.

Le livre est peuplé de petites révélations qui nous surprennent, nous étonnent mais nous exposent aussi à un évènement auquel on ne s’attend pas forcément et qui vient remettre en question beaucoup de choses. Je n’ai pas envie de vous en dire plus pour que vous le découvriez par vous-même.

Dès le début, quand on apprend que la petite rue des Colibris est menacée, deux options s’offrent à nous : soit ça va se finir bien, soit ça va se finir tristement (ce sont des personnes âgées tout de même) et… je ne vous en dirai pas plus mais tout au long de l’histoire, nos avis changent et on ne reste jamais sur une certitude.

Bien évidemment, on s’attache à chacun d’entre eux, certains nous « exaspèrent » parfois, et puis, on apprend à les connaître et notre vision des choses se modifie pour qu’on ne puisse que les apprécier davantage. Et même celui que l’on vient à détester (il ne fait pas partie du groupe des octogénaires), on lui trouve des circonstances atténuantes… Virginie Grimaldi sait bien manier les révélations. Elle me rappelle Michel Bussi dans ces moments-là. On est surpris sans s’y attendre, comme on les aime.


Comme à son habitude, Virginie Grimaldi mêle humour et émotion. On sort de ses livres avec un sentiment de bien-être, comme si tout est possible et elle me donne toujours envie d’écrire ma propre histoire ! Bref, j’ai passé un excellent moment avec cette bande joyeux drilles (on sent l’influence de ces octogénaires). La fin m’a profondément ému et ils m’ont tous manqué dès que j’ai refermé le livre.

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