samedi 16 juin 2018

Les Limbes du souvenir

Auteure : Manadresse
Editions : Auto-édition
Genre : Roman
Date de sortie : 2017
Nombre de pages : 145

Quatrième de couverture
S’il a été prouvé que notre mémoire n’est pas fiable avant l’âge de nos trois ans, alors à qui peut-on vraiment faire confiance pour être le gardien de nos premiers souvenirs ?
Car les plus dangereux, ceux qui hantent parfois nos cauchemars, ne sont pas forcément ceux dont nous avons gardé trace…
« Les limbes du souvenir » est l’histoire d’un voyage entre Paris, Sydney, Amsterdam, New-York et les corridors les plus retranchés de votre mémoire.
Mais c’est aussi un périple entre les âges et les moments importants d’une vie, à travers le destin de sept femmes qui, à force de se croiser, finiront tragiquement liées à jamais.
Mon avis


L’auteure de Les Limbes du souvenir m’a contacté pour que je lise son livre auto-édité et comme j’aime partir à la découverte de nouvelles histoires, je n’ai pas hésité une seconde. Je remercie d’ailleurs Manadresse de m’avoir fait connaître son histoire à elle. Le résumé m’a tout de suite intrigué parce qu’il voulait dire beaucoup de choses comme pas grand-chose. Il promettait plein de mystère sans que je ne comprenne réellement de quoi il en retournait. Et je peux vous le dire tout de suite : c’est une belle surprise.

Avant de vous dire ce que j’en pense, j’aimerais d’abord vous expliquer comment j’ai perçu l’œuvre ; il y a plusieurs histoires dans une même histoire qui ne se passent pas en même temps ni au même endroit, de ce fait, j’espère que vous allez vous y retrouver dans mes explications, ahah ! parce que j'y fais allusion non dans son ensemble mais presque une par une (vous voyez ?)

Dès les premières pages, je me suis retrouvée en ce personnage qui voit son existence être dirigée par la volonté de ses parents et qui finit par étouffer. Cette partie-là est particulièrement troublante et philosophique (voire un peu trop métaphorique) et elle dure sans que je ne comprenne où elle veut en venir puis vient une autre histoire qui m’a perdu, on la sent liée sans qu’elle le soit vraiment et c’est exactement ce qu’il se passe tout au long de ce livre : je suis perdue entre les « différentes » histoires et l’espace-temps MAIS c’est le seul point qui m’a gêné, vous le comprendrez après. Pour le reste, j’ai vécu plein de moments forts (puissants, incroyablement émotionnels) surtout pour deux histoires qui ont suivi. La première faite de babysitting, de drogue et de manipulation a fait naître chez moi une sensation d’angoisse qui a mis du temps à partir. J’ai vraiment eu le sentiment de me retrouver dans un huis clos étouffant pour ensuite m’ouvrir sur une histoire de famille qui m’a ému et a emboîté tous les liens des histoires entre eux. En lisant cette partie, mon impression d’être totalement perdue par moment s’est évanouie.  Tout s'enclenche et même si ce n'est pas une grosse révélation, on a un sentiment de résolution qui fait du bien. Ensuite, il y a la deuxième qui nous décrit une famille unie avec ses failles et ses faiblesses, elle m’a profondément marqué parce qu’elle est tout en poésie (c’est vraiment mon ressenti personnel) et elle nous montre qu’on peut toujours se construire sa propre famille qu’elle soit de notre sang ou non. On se rend aussi compte que le passé ne fait pas forcément le bonheur mais on a besoin de savoir (ou de retourner) d’où l’on vient.

Le titre est totalement adéquat et m’évoque un sentiment de nostalgie très ancré. Pour ce qui est du livre, on est face à différents types de souvenir : celui qui nous fait du mal, qu’on veut oublier, celui qui nous a construit et celui qu’on recherche encore. J’adore le fait qu’il y ait plus que l’histoire, comme une sorte de sens caché (ou alors vraiment, je me monte la tête, héhé).


J’ai beaucoup aimé cette lecture, elle m’a réservé des surprises et a réussi à me faire passer par plein d’émotions. J’aime beaucoup le style de l’auteure qui apporte de la douceur à la violence (des maux) qu’elle écrit.

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